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 RAMADHAN ET LE DIABÉTIQUE.

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Eddelssi



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MessageSujet: RAMADHAN ET LE DIABÉTIQUE.   Jeu Aoû 27 2009, 10:42

Le jeûne peut entraîner de graves complications.
Selon le professeur Mimouni Zerguini, les personnes atteintes de diabète de type 1, dit insulino-dépendant, doivent formellement s’abstenir de jeûner.

Comme chaque année, le mois sacré apporte son lot d’ambiance mais aussi de contraintes. Certes, c’est la période pour les croyants de montrer toute l’étendue de leur foi mais parfois au détriment de leur santé. Ils sont des centaines de milliers à braver leurs maladies en accomplissant l’un des cinq piliers de l’Islam.
Parfois, en ignorant même la définition de ce dernier qui stipule que le jeûne est un devoir pour tout musulman adulte et «sain». C’est justement ce terme que des milliers de diabétiques refusent d’admettre et ce, au péril de leur vie. En effet, la plupart des personnes atteintes de diabète, consultent leur médecin traitant à la veille du mois du Ramadhan pour savoir s’ils peuvent jeûner. Et c’est généralement la même réponse qui leur est donnée, «le jeûne est déconseillé pour les diabétiques». Loin de se décourager certains «téméraires» préfèrent braver le mal.
Pourtant, le Coran dispense spécifiquement les personnes malades du devoir du jeûne, en particulier, s’il peut avoir des conséquences néfastes. Les personnes atteintes de diabète entrent dans cette catégorie puisque leur mal est un trouble métabolique chronique qui peut les exposer à des risques élevés de développer des complications si le rythme et le volume des repas est fortement altéré.
Le jeûne est alors associé à des risques multiples, notamment chez les personnes atteintes de diabète de type 1, dit insulino-dépendant (DID) touchant généralement les enfants et les jeunes adultes, et de type 2, non insulino-dépendant (Dnid), survenant souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids et dont les taux de glycémie sont mal gérés. C’est ce qu’a indiqué le professeur Mimouni Zerguini Safia, diabétologue à l’hôpital Mustapha Bacha.
«Le jeûne est formellement déconseillé aux personnes atteintes de diabète de type1, dit insulino-dépendant, car il présente des risques de décès liées à une hypoglycémie». En effet, la réduction de l’apport en aliments est un facteur de risque bien connu de l’hypoglycémie. On estime que l’hypoglycémie est la cause de 4% des décès chez les personnes atteintes de diabète de type1.
L’hyperglycémie grave nécessitant l’hospitalisation est un autre risque encouru par les malades et dont l’incidence est multipliée par cinq durant le Ramadhan, sans doute due à la réduction excessive de la prise d’hypoglycémiants.
D’autres complications comme l’acidocétose diabétique, la déshydratation et la thrombose figurent dans le tableau des risques encourus par les malades en jeûnant. Par ailleurs, le professeur Mimouni Zerguini explique qu’un traitement bien conduit repose sur une alimentation régulière, un exercice physique et une prise de médication comme l’insuline qui doit être faite plusieurs fois par jour, pas à jeun, sinon le patient s’expose à l’hypoglycémie.
Pour le diabète de type 2, le professeur était moins catégorique, expliquant «le jeûne dépend alors du type de traitement pris, si c’est des comprimés, le malade peut voir avec son médecin traitant comment ajuster la prise et la posologie des médicaments». Elle a, toutefois, nuancé ses propos en indiquant que «pour les autres personnes atteintes de diabète de type 2 insulino-traitée, le jeûne est déconseillé».
Ainsi les diabétiques doivent apprendre à manger pour ne pas déséquilibrer leur diabète. «Il faut manger de manière rationnelle, ni trop pour ne pas provoquer une hyperglycémie, ni peu pour éviter l’hypoglycémie», a-t-elle conseillé.
Des conseils qui tombent parfois dans les oreilles de sourds. C’est le cas de Hafida, avocate et mère de famille atteinte de diabète de type 2 depuis 8 ans et qui a préféré ignorer les recommandations de son médecin. «Je ne peux pas voir mon mari et même mes enfants qui sont encore jeunes jeûner et moi pas, ça m’est impossible» a-t-elle expliqué. Pourtant, les précédents Ramadhans où elle a jeûné ne se sont pas passés sans encombre.
L’année passée, elle a été évacuée à l’hôpital à trois reprises. Expliquant ce qui lui est arrivé, Hafida a déclaré: «Si je devais mourir, autant que ce soit durant le mois sacré, le mois où notre foi est mise à l’épreuve».

Yasmine ZOUAGHI

L'Expression
26.08.2009
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yasmina



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MessageSujet: Re: RAMADHAN ET LE DIABÉTIQUE.   Lun Aoû 31 2009, 16:04

saha ramdhankouma tous!!
oui réel probleme pour les diabetiques surtout mais aussi pour toutes les autres maladies cardiaques....
sous insulinec'est presque suicidaire de jeuner!! avec les comprimé c'est faisable a la condition que le diabete soit equilibré sino reajuster le traitement "normalement pris" sur 24h sur 8 h de ftar uniquement ça peut poser probleme
il ya aussi les cardiaques qui prennent des comprimes toutes les 8heures ceux là aussi ne doivent pas jeuner: en fait la religion est claire mais les mentalités et le contexte socio culturel l'est moins. le patient doit se référer a son medecin!!!
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El Moudja



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MessageSujet: Re: RAMADHAN ET LE DIABÉTIQUE.   Mar Sep 08 2009, 05:23

700.000 DIABÉTIQUES EN ALGÉRIE
Le dépistage précoce est déterminant.


La maladie pourrait toucher 350 millions de personnes dans le monde en 2030, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le diabète est en évolution constante en Algérie. Les chiffres relatifs à cette maladie le confirment. 700.000 diabétiques sont recensés dans notre pays, selon les données du ministère de la Santé. Les associations nationales de diabétiques avancent un chiffre encore plus alarmant: ils sont pas moins de trois millions de diabétiques, soit 10% de la population. Sa prévalence augmente significativement avec l’âge en ce sens qu’elle passe de 0,3% chez la population âgée de moins de 35 ans à 4,1% chez les 35-59 ans pour s’établir à 12,5% chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Les sujets de sexe féminin sont plus touchés (2,3% contre 1,9% chez le sexe masculin), alors que la répartition par milieu de résidence montre que cette maladie est plus fréquente en milieu urbain qu’en milieu rural (2,6% contre 1,5%).
Cette pathologie chronique suscite ainsi les inquiétudes d’autant plus que, selon les spécialistes, la prise en charge des malades fait défaut en Algérie. En effet, et selon la Fédération nationale des diabétiques, 40% des diabétiques ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale. Ce taux est loin des normes internationales situées à 75%, soutiennent les spécialistes de la santé. Les enfants sont les plus concernés. La capitale compte à elle seule 5000 enfants atteints du diabète, soit 10% de nouveaux cas recensés chaque année, selon la même Fédération.
La maladie est donc considérée comme un véritable problème de santé publique. Elle peut se déclarer d’une manière latente et sans symptômes spécifiques. Son évolution est due notamment à la faiblesse de l’information, au diagnostic tardif des malades et aux difficultés liées à l’accès à la prise en charge. A ce propos, les professionnels de la santé ne cessent d’insister sur la nécessité de promouvoir le dépistage précoce pour un meilleur traitement de la maladie. La prévention, la sensibilisation, le renforcement des mesures de dépistage des personnes à risque et une surveillance permanente sont de mise. Selon les spécialistes, il est possible de diminuer d’au moins 50% le nombre de cas de diabétiques en surveillant leur poids. La lutte contre le surpoids et l’obésité qui sont souvent le lit de cette maladie, constitue donc une urgence.
Dans le monde, le nombre des diabétiques pourrait atteindre 350 millions en 2030, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le diabète est à l’origine de 5% des décès dans le monde chaque année et près de 80% des décès dus à cette maladie surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L’OMS souligne que 15% des diabétiques développent des infections durant leur vie et 8 malades sur 10 subissent une amputation de la jambe. Dans 50 à 60% des cas, l’amputation de la jambe du diabétique conduit à son décès. Selon la même organisation, le diabète est une maladie incurable avec des conséquences lourdes, malgré les recherches incessantes effectuées dans les pays développés. Près de la moitié des décès imputables au diabète surviennent chez des personnes de moins de 70 ans et 55% des personnes qui meurent de la maladie sont des femmes. L’OMS prévoit que les décès dus au diabète vont augmenter de plus de 50% au cours des dix prochaines années si des mesures ne sont pas prises en urgence.

Naïma HAMIDACHE

L'Expression
08 Septembre 2009
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Amghar



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Date d'inscription : 08/08/2009

MessageSujet: Re: RAMADHAN ET LE DIABÉTIQUE.   Jeu Sep 10 2009, 11:16

Le non respect des conseils du médecin expose la vie du diabétique au danger, a indiqué le Dr. Azeddine Ghanem, spécialiste en diabétologie au centre hospitalo-universitaire (CHU) Lamine Debaghine de Bab-El-Oued (ex-Maillot). Lors d'une journée d'étude et de formation organisée mercredi par l'établissement public de santé de proximité de Baraki à la clinique spécialisée en diabétologie de Sidi M'barek (El-Harrach), Dr. Ghanem a précisé que certains diabétiques ne suivaient pas les conseils du médecin traitant et observer le jeûne mettant ainsi leur vie en danger. Il a expliqué les cas où il est déconseillé au diabétique de jeûner à savoir les diabétiques de type A, les insulinodépendants.
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MessageSujet: Re: RAMADHAN ET LE DIABÉTIQUE.   Aujourd'hui à 17:13

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