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 Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.

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Eddelssi

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MessageSujet: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Sam Juil 24 2010, 04:53

Chaque année, des milliers d’Occidentaux adoptent par conviction la religion islamique. Parmi eux, certains résident au Maroc. Qu’est-ce qui motive les nouveaux convertis?
Fabrice, jeune ingénieur industriel français de 28 ans, a choisi de suivre sa dulcinée, Abla, 26 ans, cadre dans l’agroalimentaire, quand celle-ci a obtenu sa mutation de Strasbourg à Casablanca, où elle a été nommée chef de zone. Dans son pays natal, Abla, sans être issue d’une famille particulièrement conservatrice, a tenu à célébrer ses noces à la marocaine. Et, plus tard, à élever ses enfants comme elle l’a été. Fabrice, Alsacien de souche, a bien été baptisé à l’église et suivi des cours de catéchisme dans son enfance, mais ni lui ni sa famille ne sont vraiment des catholiques pratiquants. Le jeune Français ne voulait pas d’une adhésion à l’Islam purement formelle. Avant la cérémonie de mariage au Maroc, il s’est rendu chez un Fqih en compagnie de son beau-père et de l’oncle de Abla comme témoins, pour prononcer sa profession de foi, la chahada («j’atteste qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est son messager»). Son certificat de nouveau musulman en main, document utile pour un éventuel futur pèlerinage à la Mecque, Fabrice a tenu aussi à se faire circoncire, bien que, fortement recommandée, cette pratique ne soit pas obligatoire pour les convertis. Il a aussi changé de prénom, devenant Farid. Mais, conformément aux préceptes de l’Islam, il a conservé son nom de famille, celui de son père biologique. Deux ans après son mariage, Fabrice jeûne pendant le mois de ramadan et commémore avec sa belle-famille les fêtes religieuses musulmanes. «A aucun moment je n’ai senti une quelconque violence dans cette conversion. J’apprécie ma nouvelle religion, que je trouve très pragmatique, tolérante, souple et humaine. L’Islam m’apporte de la sérénité et un équilibre spirituel dans ma vie quotidienne. Et puis, il m’a appris à mieux connaître les us et les coutumes de ce pays car l’Islam est, avant tout, je pense, une philosophie de vie personnelle et sociale, plus qu’une simple communauté ethnique», confie Fabrice.

La plupart des nouveaux convertis à l’Islam vivent leur religion
de manière tranquille.


Fabrice fait partie des 60.000 convertis français à l’Islam, sur une communauté musulmane de près de 5 millions de personnes dans tout l’Hexagone. Au Maroc, il n’existe pas de statistiques à ce sujet. Ceci dit, dans la plupart des cas, le changement de foi se fait dans le cadre de mariages mixtes avec des Marocaines, condition sine qua non exigée des non-musulmans désirant épouser une Marocaine musulmane. Néanmoins, contrairement à Fabrice, nombre de conjoints occidentaux se convertissent juste pour la loi et question aussi «d’avoir la paix» dans une société qui n’admet pas facilement que ses filles se lient à des «nasaras» (chrétiens). D’autres nouveaux adhérents à la religion de Mohammad le font en revanche avec conviction, pour des motivations spirituelles. Ce sont généralement des gens issus d’une certaine bourgeoisie socio-intellectuelle, voire de la haute société occidentale, chrétienne pratiquante, mollement anti-cléricale ou franchement athée. En quête de sens à leur vie sur Terre et dans l’Au-delà, ils trouvent dans l’Islam certaines réponses à leurs interrogations et se convertissent généralement après avoir longuement côtoyé des musulmans. René et son épouse Marie, un couple de septuagénaires américains résidant à Marrakech depuis leur retraite, ont ainsi adopté l’Islam voilà deux années «pour vivre leur marocanité jusqu’au bout».
Les convertis ont tous des histoires différentes mais, généralement, ce qui les attire vers l’Islam, au-delà de l’appartenance à une même Umma, ce sont les préceptes universels et intemporels et les règles de vie individuelles et communautaire, claires et élémentaires, proposés par la religion musulmane au quotidien. Une religion basée par ailleurs sur un système de croyance simple (un seul Créateur, pas d’intermédiaire) et où l’intérêt collectif prime sur celui de l’individu.
Certains parmi les nouveaux convertis se laissent séduire pour leur part par la branche mystique de l’Islam, le soufisme. Tous les ans, des centaines de nouveaux convertis viennent ainsi grossir les rangs des quelque 60.000 adeptes de la tariqa Kadiria Boutchichia en pèlerinage à Madagh, bourgade à une dizaine de kilomètres de Berkane. Jaïme, un trentenaire espagnol soufi, directeur financier d’une unité textile au quartier Moulay Rachid, à Casablanca, est encore bouleversé par sa récente bénédiction des mains du maître spirituel octogénaire de la confrérie au Maroc, Cheikh Hamza, au lendemain de Aïd El Mawlid.
Si le soufisme «recrute», pour ainsi dire, ses Occidentaux convertis parmi les plus érudits (et, partant, nantis) et autres chercheurs d’extase ésotérique des contrées froides, il en va tout autrement de l’islamisme radical. Ceux parmi les convertis qui succombent aux sirènes de l’intégrisme répondent à un profil plus ou moins similaire: famille éclatée ou en difficulté, milieu social modeste, chômage ou précarité socio-professionnelle, désarroi affectif, crise identitaire, etc. Les Occidentaux de souche enrôlés dans les milieux terroristes sont majoritairement issus de banlieues urbaines défavorisées, où ils ont grandi aux côtés de jeunes musulmans en proie aux mêmes problèmes de discrimination et d’insertion sociale. Ils s’identifient ainsi à l’Islam de leurs potes de quartier comme une religion d’opprimés, de révoltés contre «l’arrogance impérialiste». De la même façon qu’ils auraient, voilà trente ans, rejoint des camarades marxistes-léninistes. C’est aussi pour eux une manière de couper les ponts avec un passé douloureux pour mieux se jeter dans les bras rassurants et protecteurs de leur nouvelle “famille”. Mais la plupart des nouveaux convertis à l’Islam vivent leur religion de manière tranquille et discrète.
Quel que soit le sérieux des nouveaux convertis, les analystes s’accordent sur un fait: c’est au lendemain du 11 septembre 2001 qu’a été enregistré le plus grand nombre de conversions à l’Islam parmi les Occidentaux. Le plus grand nombre aussi de pamphlets anti-islamiques dans les tribunes des médias européens et américains. Entre répulsion, amalgame et fascination, c’est dire si l’Islam n’a pas fini d’intriguer les Roumis.


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Eddelssi

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Sam Juil 24 2010, 04:55

Conversion à l’islam « Ce phénomène qui inquiète l’Europe »
Les convertis, souvent jeunes, appartiennent généralement à des milieux intellectuels.....Le phénomène de conversion à l’Islam en France, et plus largement en Europe, connaît un tel essor que toutes les institutions, médias, pouvoirs publics, chercheurs, services des renseignements généraux, etc., se penchent sur la question. Avec 10% de la population globale, l’Islam est en effet la deuxième religion en France, après le catholicisme qui concerne 30 millions d’âmes et avant le protestantisme qui n’en comptabilise que 1 million. Il est donc très loin devant le bouddhisme (600.000) et le judaïsme (525.000), nonobstant tous les mouvements de pensée plus ou moins assimilables à une religion.

Selon des statistiques de 2003, la communauté musulmane, évaluée à quelque 6 millions de personnes, se répartit entre les Algériens (35%), les Marocains (10%), les Tunisiens et, suite à la vague d’immigration déclenchée dans les années 80 par la victoire de la gauche, les Africains du Sahel auxquels il convient d’ajouter une communauté turque, également en forte croissance.
Par rapport à cet islam originel, les convertis qui seraient environ 100.000, selon les toutes dernières estimations, ne représentent qu’un pourcentage fort modeste. Mais la tendance a de quoi inquiéter l’Eglise catholique car on observe une progression aussi régulière que généralisée, à l’ensemble de l’Europe occidentale.

En France, il y a eu, ces derniers temps, de nombreux dossiers et articles consacrés au sujet de la conversion à l’Islam, évoqués par des médias aussi disparates que l’Actualité religieuse, Le Monde, France-Pays Arabes etc. Les personnes qui se tournent vers l’Islam participent d’un mouvement complexe de «retour au spirituel», en guise de riposte à la dilution des valeurs du sacré. Les candidates et candidats à la conversion sont en quête d’ absolu et sont motivés par une soif de certitude, de rigueur autant que d’humanisme, affranchis des carcans d’une foi régentée par des églises, avec leur hiérarchie, leur apparat et leur diktat. Le catholicisme, depuis Vatican II, a suscité nombre de déceptions chez les fidèles qui ont du mal à supporter les bouleversements socioculturels que l’Eglise suit avec plus ou moins de bonheur.

C’est ce qui explique que les convertis, souvent jeunes, appartiennent généralement à des milieux intellectuels, au contraire des thèses avancées par certaines associations, proches de l’extrême-droite, qui tentent de discréditer les nouveaux adeptes de la religion musulmane, accusés de provenir du milieu carcéral, des familles phagocytées par les cités-ghettos et donc soumises à une acculturation forcée du fait de la promiscuité vécue avec les familles maghrébines, des gens marginaux...

Phénomène séculaire, la conversion obéit à des pulsions difficilement identifiables mais s’appuie indéniablement sur des raisons socio-culturelles qui ont toujours poussé nombre de judéo-chrétiens à opter pour l’Islam.
Ainsi, en 1697, Bayle écrivait déjà que «sans doute, il y a plus de chrétiens qui se font mahométans que de mahométans qui embrassent l’Evangile» compte tenu du fait que «la religion mahométane est plus commode pour vivre, et que la chrétienne est plus sûre pour mourir» (Dictionnaire historique et critique).

Plus près de nous, il y a les exemples édifiants d’Isabelle Eberhard, Léopold Weiss, Pierre Loti, Etienne Dinet et quelques autres, mus par un appétit orientaliste aux fondements plus temporels que spirituels. Mais, d’autres figures compensent celles-là, telles que Vincent Monteil, Roger Garaudy, Michel Chodkiewicz, Eva Vitray-Meyerovitch, l’acteur Richard Burton, Sygrid Hunke, le chorégraphe Maurice Béjart etc. etc. Longtemps, la conversion à l’Islam a été occultée, sinon ignorée, ne présentant d’intérêt que pour quelques rares laboratoires de recherches en sociologie, théologie ou philosophie. Mais l’apparition du terrorisme en France puis en Europe, longtemps avant les événements du 11 septembre 2001, avec sa connotation islamiste, a mis sous les feux de la rampe quelques convertis passés par «les fabriques du Djihad», étudiées au sein de la Fondation de recherches stratégiques dirigée par Jean-Luc Marret.

Il se trouve que ces fabriques sont massivement instrumentalisées par des courants tels que le Tabligh (Pakistan) ou le courant salafite dont les résultats ont atteint, en 5 ans, autant de succès que le Tabligh en 25 ans ! Leur argumentaire est d’autant plus radical qu’ils préconisent, tous deux, une rupture totale avec les moeurs dissolues de l’Occident, les missions salafites ayant, en outre, pour atouts une réelle maîtrise des technologies nouvelles dont Internet ainsi qu’un savoir-faire en matière de finances et d’investissements.

Très actifs les uns et les autres au coeur et en périphérie du mouvement associatif, présents et efficients dans les cités, les salafites sont en train d’engranger les dividendes du travail mené par le Tabligh depuis trois décennies et leurs dirigeants ont créé un dense réseau commercial dans les métiers de l’édition, de la restauration hallal ainsi que de la téléphonie.
Le Tabligh, pour sa part, demeure fidèle à lui-même et poursuit un travail opiniâtre de prosélytisme, dans les universités et dans les prisons, notamment.
Pourtant, sorti de ce contexte sécuritaire, force est de constater que la grande majorité des convertis, tout comme d’ailleurs la grande majorité de la communauté musulmane, vit sa foi en toute tranquillité, sans ostentation ni conflit, consciente qu’elle pratique son culte dans une société laïque en ses principes et catholique en ses élans. Leur statut religieux est régi par les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la loi du 9 décembre 1905 relative aux cultes et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 décembre 1950, ratifiée par la France le 31 décembre 1973.

Même si les conversions individuelles ne sont pas en théorie enregistrées officiellement, le fait qu’elles donnent lieu à un certificat de conversion établi, entre autres structures, par l’Institut de la Mosquée de Paris, sur la base d’un entretien-évaluation, permet aux autorités d’avoir un tableau estimatif crédible. C’est ce qui permet de penser que la majorité des convertis a embrassé l’Islam sunnite, majoritaire en France et en Europe, caractérisé par son légalisme et son effort d’intégration dans les sociétés d’accueil, contrairement aux thèses alarmantes qui sont agitées, ici et là, pour tenter de juguler une tendance allant du rationnel à l’émotionnel et, d’année en année, plus affirmée.

- Par l'Expression

Ca les inquiéte, mais ca ne peut que nous rejouir et encourager.
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Azem



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MessageSujet: Ibn Warraq, ce penseur indo-pakistanais, a dit...   Sam Juil 24 2010, 14:21


La nature de la loi islamique

1 - Tous les rapports humains et les actions sont jugés et classés dans les catégories suivantes : obligatoire, recommandé, neutre, répréhensible, prohibé. La loi islamique est un système d'obligations religieuses mélangées à des éléments qui n'appartiennent pas au domaine juridique.

2 - L'aspect irrationnel de la loi islamique provient de ses deux sources officielles, le Coran et la sunnah qui tous deux sont l'expression des commandements divins. Il s'ensuit que ces règles s'imposent non pas par le bon sens ou la logique mais simplement par ce qu'elles existent. Puisque l'origine surnaturelle de la charià et la logique divine sont impénétrables, la loi islamique appelle à l'observance de la lettre plutôt que de l'esprit. Tout au long de l'histoire, ce fait a favorisé le développement d'une rhétorique juridique qui fait largement appel à la fiction. Par exemple, le Coran prohibe formellement l'usure, ce qui fait dire à Schach:

« Cette prohibition religieuse était suffisamment forte pour que le peuple ne souhaitât pas la transgresser ouvertement, mais en même temps les prêts usuraires étaient vitaux pour le commerce. Pour satisfaire ce besoin tout en observant la lettre de la prohibition religieuse, on inventa un certain nombre de stratagèmes. L'un deux consistait à garantir la dette par un bien immobilier tout en autorisant le créditeur à l'occuper en guise d'intérêt pour le principal. Une double vente représentait un autre moyen : par exemple le débiteur vend une esclave au créditeur et la rachète immédiatement à un prix plus élevé, payable à une date ultérieure. La différence entre les deux prix représente l'intérêt. »

Comment pouvons nous qualifier de telles pratiques ? D'élucubrations juridiques ? Nous serions encore trop indulgents. Manque de scrupule ? Hypocrisie morale ? Ou tout simplement malhonnêteté ?

3 - « Bien que la loi islamique soit une loi religieuse, elle n'est aucunement irrationnelle. Elle n'est pas le résultat d'un processus ininterrompu de révélations divines, mais celui d'une méthode d'interprétation. De là proviennent ses aspects intellectualistes et dogmatiques. Mais, alors que la loi islamique se considère comme un système rationnel basé sur des considérations matérielles, son cadre légal est peu développé. Elle cherche à donner une norme matérielle concrète et non pas à imposer des règles formelles pour arbitrer des intérêts opposés [ce qui est le but des lois séculaires]. Ceci fait que la bonne foi, l'équité, la justice, la vérité ne jouent qu'un rôle subalterne dans ce système. »

4 - A la différence du droit romain, la loi islamique introduit des considérations juridiques dans un problème donné au moyen d'analogies, par association ou parataxe. A cette façon de procéder s'ajoute un raisonnement de casuiste, qui est un des aspects saillants de la loi coranique traditionnelle. «La loi islamique ne s'attache pas autant à dégager les éléments juridiques importants de chaque cas et de les rattacher à des règles générales que d'établir une échelle de valeur.» Par exemple, dans le domaine des successions, on trouve le cas d'un individu qui laisse comme seul héritier son trente deuxième arrière grand-père ; les droits de succession des hermaphrodites (car les deux sexes n'ont pas les mêmes droits), la succession d'un individu qui a été changé en animal, et en particulier, la succession de ce même individu lorsqu'il n'a été qu'à moitié transformé, que ce soit dans le sens de la hauteur ou de la largeur. C'est ainsi qu'un pédantisme destructeur de l'âme, qu'un esprit de casuiste a triomphé.

« La tâche d'interpréter la parole de Dieu et de réglementer la vie courante conformément à ses décrets, se perdit dans d'absurdes sophismes et d'effrayants ergotages exégétiques. On spéculait, on pinaillait avec la dernière mauvaise foi et les plus téméraires envolées imaginatives, sur des éventualités qui ne se produiraient jamais. Les gens discutaient de problèmes juridiques tirés par les cheveux, de cas théoriques bien éloignés du monde réel. Les superstitions fournissaient aussi aux juristes l'occasion de satisfaire leur marotte. Puisque les démons prennent fréquemment l'apparence humaine, les juristes évaluent les conséquences de telles transformations : ils débattront avec force arguments et contre-arguments pour savoir si ces êtres maléfiques peuvent être comptés pour atteindre le quorum de participants nécessaires au service du vendredi. Un autre cas problématique que la loi divine doit traiter est celui de la descendance d'une union entre un être humain et un démon déguisé en homme... Quelles sont les conséquences d'un tel mariage dans les lois familiales ? Bien entendu le problème des mariages avec les djinns est traité dans les cercles des docteurs de la loi avec le même sérieux que n'importe quel autre point important de la loi religieuse. »

5 - Dans ce que nous pourrions appeler le droit pénal, la loi islamique fait la distinction entre les droits de Dieu et les droits de l'homme.

« Seuls les droits de Dieu ont un caractère pénal, c'est-à-dire d'une loi qui inflige des sanctions pénales au coupable. Même ici, au coeur de la loi pénale, l'idée d'une réparation pour un préjudice infligé à Dieu prédomine, exactement comme s'il s'agissait d'un préjudice causé à un plaignant humain. La partie proprement pénale de la loi coranique est exclusivement dérivée du Coran et des traditions (hadiths). La seconde partie de la loi pénale traite de la réparation des torts, une catégorie à cheval entre le code civil et le code pénal que la loi coranique a conservé des lois de l'Arabie pré-islamique. Quelle que soit la responsabilité encourue, les représailles, le prix du sang, le préjudice, sont l'objet d'une plainte à titre privé, regardant les droits des hommes. Dans ce domaine, l'idée de culpabilité criminelle est pratiquement inexistante et quand elle existe c'est uniquement dans un esprit de responsabilité religieuse. Aussi n'existe-t-il aucune pénalité contre les infractions aux droits d'un individu, à la violation de sa personne ou de ses biens, mais seulement la réparation exacte du dommage causé. Ceci conduit soit à des vendettas lorsqu'il y a eu meurtre ou agression, soit à l'absence de pénalité dans les autres cas. »

En résumé, la charia est un ensemble de lois théoriques qui s'appliquent à une communauté musulmane idéale, qui s'est entièrement soumise à la volonté de Dieu. Elle est fondée sur l'autorité divine, qui doit être acceptée sans critique. La loi coranique n'est donc pas le fruit de l'intelligence humaine et en aucun cas elle ne reflète l'évolution constante des réalités sociales (comme le font toutes les lois occidentales). Elle est immuable, et le fiqh constitue l'interprétation infaillible et définitive des textes sacrés. Elle est infaillible parce que la caste des docteurs de la loi a reçu le pouvoir de déduire du Coran et des traditions des solutions incontestables ; et définitive parce qu'après trois siècles, toutes les solutions avaient été données. Alors que les lois occidentales sont humaines et évolutives, la charria est divine et immuable. Elle dépend de la volonté impénétrable d'Allah, qui ne peut être appréhendée par l'intelligence humaine, elle doit être acceptée sans suspicion ni doute. Le travail des docteurs de la loi n'est qu'une simple application des paroles de Dieu ou de son Prophète. Ce n'est que dans des limites très étroites, fixées par Dieu lui-même, que l'on peut utiliser une sorte de raisonnement par analogie connu sous le terme de qiyas. Les décisions des docteurs ont force de loi et reposent sur l'infaillibilité de la communauté, une infaillibilité que Dieu lui-même conféra à la communauté par l'entremise de Muhammad. [Bousquet, Hurgronje, Schacht]

Critiques de la loi coranique

1 - Deux des fondements de l'islam sont le Coran et la Sunna qui est enregistrée dans les Hadiths. Nous avons déjà expliqué pourquoi le Coran ne peut pas être d'origine divine (il fut rédigé entre les septième et neuvième siècles et comporte de nombreux emprunts au Pentateuque, au Talmud, aux Evangiles apocryphes, au paganisme arabe pré-islamique et au zoroastrisme.) Il contient des anachronismes, des erreurs scientifiques, des fautes grammaticales, etc. Les doctrines qu'il professe sont incohérentes ou contradictoires et proprement indignes d'un Dieu qui serait miséricordieux. Il ne fournit aucune preuve de l'existence de Dieu. En revanche, il contient des principes moraux louables, même s'ils ne sont pas très originaux : la charité islamique, le respect des parents et ainsi de suite. Malheureusement, les mauvais préceptes sont plus fréquents : intolérance, appel à la violence et au meurtre, inégalité des femmes et des non-musulmans, la pratique de l'esclavage, punitions barbares et mépris pour l'intelligence humaine.

2 - Goldziher, Schacht et d'autres ont montré de façon convaincante que la plupart, et probablement toutes les traditions (hadiths) étaient des affabulations répandues dans les tous premiers siècles de l'hégire. Si ce fait est admis, alors les fondements de la loi coranique sont particulièrement précaires: l'ensemble de la charià n'est qu'une invention grotesque basée sur des mensonges et de pieuses fictions. Et puisque la loi coranique est considérée par beaucoup comme «la quintessence de la pensée islamique, l'aspect le plus représentatif du mode de vie des musulmans, le coeur même de l'islam,» les conséquences des conclusions de Goldziher et de Schacht sont, et c'est le moins qu'on puisse dire, écrasantes.

3.- Le pouvoir des clercs:« Qu'il y ait une volonté divine, une fois pour toutes, sur ce que l'homme doit faire et sur ce qu'il ne peut pas ; que la valeur des gens, d'un individu, soit mesurée sur combien ou combien peu la volonté de Dieu est obéie ; que la volonté de Dieu se manifeste dans le destin d'un peuple ou d'un individu, comme l'élément moralisateur, c'est-à-dire, en punissant ou en récompensant selon le degré d'obéissance [...] Un pas plus loin : la volonté de Dieu (c'est-à-dire, les conditions pour que le pouvoir des prêtres soit conservé) doit être connue : à cette fin la révélation est nécessaire. Pour parler clairement : une falsification littéraire devint nécessaire, une écriture sainte est découverte ; elle est rendue publique dans la plus grande pompe hiératique [...] Avec sévérité et pédanterie, le prêtre énonce une fois pour toutes [...] Ce qu'il veut avoir, ce que la volonté de Dieu est. Maintenant toutes les choses de la vie sont ordonnées de telle sorte que le prêtre est indispensable. »

Les apologistes et les musulmans eux-mêmes ont toujours prétendu qu'il n'y avait pas de clergé dans l'islam. En réalité il existe une sorte de classe de clercs qui, en fin de compte, possède le même genre d'autorité religieuse et sociale que le clergé catholique. C'est à cette classe que je me suis référé tout au long de ce chapitre en l'appelant les docteurs de la loi que l'on connaît aussi sous le nom d’Oulémas. Etant donnée l'importance que l'on attache au Coran et à la Sunna (et aux Hadiths), il fallait impérativement une classe de professionnels suffisamment compétents pour interpréter les textes sacrés. Comme leur autorité grandissait au sein de la communauté, ils acquirent de plus en plus de pouvoir et prétendirent exercer seuls un contrôle sur tous les sujets relatifs à la foi et à la loi. La doctrine de l'ijmà leur permit de consolider leur pouvoir absolu. «Une fois que l'ijma fut unanimement reconnue comme étant une doctrine et la source de la loi, il fut possible de mettre en application une protection légale contre l'hérésie. Toute interrogation sur la teneur d'un texte, qui remettait en doute la validité de la solution déjà donnée et acceptée par consensus, devenait une bid'ah, une innovation, c'est à dire une hérésie.» La mainmise des ulémas explique pourquoi il y eut si peu de progrès intellectuel dans les sociétés musulmanes, pourquoi la pensée critique ne s'est pas développée. Tout au long de l'histoire de l'islam, mais plus particulièrement au cours de ces dernières années, les ulémas ont activement gêné toute tentative pour introduire des notions de droits de l'homme, de liberté, d'individualisme et de démocratie libérale. Par exemple, les ulémas ont violemment réagi contre l'idée de liberté introduite dans la constitution iranienne de 1906-1907 qu'ils considéraient comme non islamique. Récemment, les ulémas ont activement participé au processus d'islamisation de l'Iran, du Soudan et du Pakistan. Dans tous ces pays, l'islamisation s'est effectivement traduite par la restriction ou la suppression des droits de l'homme, sur la base de critères islamiques
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Azem



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MessageSujet: "Là où l'arabo-islamisme passe, la civilisation trépasse."   Sam Juil 24 2010, 14:39



"Là où l'arabo-islamisme passe, la civilisation trépasse."
(moho / 09/02/06 - 19:47 / Auteur : Ibn Khaldoun)


"L'Algérie arabo-islamique est une Algérie contre-nature, une Algérie qui est contraire à elle-même. C'est une Algérie qui s'est imposée par les armes, car l'islam ne se développe pas avec des bonbons et des roses, il se développe avec des larmes et du sang. Il croît dans l'oppression, la violence, le mépris, par la haine et les pires humiliations que l'on puisse faire à l'homme. "(moho / 19/01/06 - 17:01 / Auteur : Kateb Yacine / interview journal awal 1987)

"aujourd'hui, dans le Maghreb, finie la pensée rationnelle, les docteurs sunnites contrôlent étroitement la pensée. -il n 'ya plus de philosophes, il n' y a plus de sciences exactes, mais tout cela a émigré vers la rive septentritrionale de la Méditerranée et j'apprends qu'à Rome et dans ces pays là, les sciences rationnelles, la philosophie connaissent aujourd'hui un mouvement extrêment brillant, les étudiants sont nombreux"."
(moho / 19/01/06 - 16:36 / Auteur : Ibn Khaldoun / El mouquadima)

"Mais ces religions ont toujours joué un rôle néfaste. Il faut s'y opposer avec la dernière énergie. On les voit maintenant à l'oeuvre. On les voit en Israël, en Palestine, on les voit partout. Ces trois religions monothéistes font le malheur de l'humanité. Ce sont des facteurs d'aliénation profonde. Voyez le Liban. Ça se passe devant nous. Regardez le rôle des chrétiens, des musulmans et des juifs. Il n'y a pas besoin de dessin. Ces religions sont profondément néfastes et le malheur de nos peuples vient de là. Le malheur de l'Algérie a commencé là."(moho / 19/01/06 - 16:33 / Auteur : Kateb Yacine)

"C'est l'arabo-islamisme qui a abouti à l'asservissement et à la dégradation de la femme chez nous."
(moho / 19/01/06 - 16:31 / Auteur : Kateb Yacine)

"La mort de Dieu serait la résurrection de l'Homme."
(ROMEO Joan / 09/02/06 - 08:29 / Auteur : ROMEO Joan)

"La haine qui a fait son chemin jusqu'au au coeur de l'islam et qui le pourrit causera sa perte de la même façon que la larve qui ronge le coeur de l'arbre le fait toujours mourir."
(Allen / 09/02/06 - 03:35 / Auteur : Allen Guilbert / Sous-Bois (recueil publié privément))

"Il est absurde de comparer l'obscurantisme du moyen âge, excusable vu les circonstances et l'époque ; et l'obscurantisme musulman actuel qui lui ne l'est pas et ce pour les mêmes raisons."
(Allen / 09/02/06 - 03:34 / Auteur : Allen Guilbert / Sous-Bois ( recueil privé))




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El Moudja

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Dim Juil 25 2010, 03:32

"Là où l'arabo-islamisme a passé,la civilisation fleurissait"
Voilà ce que fut la civilisation islamique quand les musulmans avaient en main les rênes de ce monde.L'apport de l'islam dans la civilisation occidentale n'est plus à démontrer.Lis l'histoire ya Azem et tu verras combien étaient blanches et immaculées ses pages quand le "Monde parlait Arabe".
La haine de l'Islam vous aveugle.Elle est un voile épais et noir sur vos yeux malades.Mais que vous le voulez ou non,l'Islam reviendra,car il est la seule et incontournable solution pour la crise idéologique que vit le monde actuel.Le vide spirituel et moral que vit le monde non-musulman ne peut être comblé que par la foi islamique parce qu'elle émane d'Allah qui Seul connaît ce qui nous convient à Ses créatures.
Les occidentaux embrassent l'islam par milliers chaque année.Un jour où l'autre,les musulmans seront une force en Occident et leur foi s'imposera d'elle-même.
90% de celles qui portent la burqa en France sont des françaises de souche.L'avenir est pour l'Islam.Il reviendra un jour pour regouverner ce monde et l'extirper de la déchéance morale et politique dans laquelle il se débat depuis des siècles.
Azem,tu n'as pas honte de nous ramener cette citation blasphématoire sur Allah!! Allah ne meurt jamais.Il est Eternel.Ce Joan est pire qu'un animal.S'il est déjà mort,il aura déjà vu l'Enfer que Dieu a préparée pour les âmes basses comme la sienne.
La vie est très courte ya Azem.La mort arrive très vite.Quand tu seras seul dans ta tombe,face à tes ouevres,tu demanderas qu'on te ramène à la vie pour suivre la voie d'Allah et la tradition du prophète.Mais ce sera trop tard alors.
Quant à Kateb Yacine,il a mené toute une vie sans savoir ce qu'il est ni le but de son passage sur la terre.Sa vie a été un égarement total.Un vrai gâchis.Il a écrit des livres pour les autres,mais dans le livre qu'il lira devant l'Eternel,le livre des actions,il n'a rien écrit de bon.Il a insulté gratuitement l'Islam et son prophète alors qu'il n'a pas tari d'éloges sur les français qui ont envahi sa terre et tué les siens.
C'était un "Khabith" de gros calibre.
Que Dieu ne lui donne jamais le repos là où il est et que sa tombe soit une fosse d'Enfer.Amen.
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Eddelssi

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Dim Juil 25 2010, 08:02

Beaucoup des traits dont s'enorgueillit l'Europe moderne lui sont venus de l'Espagne musulmane. La diplomatie, le libre-échange, l'ouverture des frontières, les techniques de la recherche universitaire, de l'anthropologie, l'étiquette, la mode, les divers types de médecine, les hôpitaux, tous sont venus de cette grande ville parmi toutes. L'Islam médiéval fut une religion d'une tolérance remarquable pour son temps, permettant au Juifs et aux Chrétiens de pratiquer librement leur culte, un example qui ne fut, malheureusement, pas suivi en Occident durant des siècles. Ce qui est remarquable c'est la mesure dans laquelle l'Islam fait partie de l'Europe depuis si longtemps, tout d'abord en Espagne, puis dans les Balkans, et la mesure dans laquelle il a contribué si largement à la civilisation que nous tous considérons trop souvent, à tort, comme uniquement occidentale. L'Islam fait partie de notre passé et de notre présent, dans tous les domaines de l'activité humaine. Il a aidé à créer l'Europe moderne. Il fait partie de notre propre héritage et ne s'en distingue pas.

Charles de Galles (trad. Wikiquote), 27 octobre 1993, Oxford Centre for Islamic Studies , The Sheldonian Theatre, Oxford, dans Islam and the West, paru Site officiel du Prince de Galles (www.princeofwales.gov.uk), Charles de Galles.

Le mode d'expansion de l'islam n'est pas du tout limité à la conquête militaire. En Asie du sud-Est et, dans une très large mesure, en Asie centrale et en Afrique, la propagation de l'islam s'est faite par influence et persuasion.

Bernard Lewis, 06 septembre 2002, interviewé par Marie-Françoise Leclère et Pierre Beylau, dans Le point, paru Le point 06/09/02 - N°1564 - Page 104, Bernard Lewis.

L'histoire montre cependant clairement, que la légende des Musulmans fanatiques balayant le monde et imposant l'islam par la pointe de l'épée aux races conquises, est un des mythes les plus fantastiquement absurdes qui aient jamais été rapportés par les historiens.

Islam at the Crossroads: A Brief Survey of the Present Position and Problems of the World of Islam. (1923), De Lacy O'Leary (trad. Wikiquote), éd. E.P. Dutton & Co, 1923, p. 8


Les influences du monde arabe ont représenté un irremplaçable chaînon de la connaissance et de la culture dans la longue élaboration de la civilisation qui est la nôtre aujourd'hui : pour être ancien, le chaînon n'en demeure pas moins irremplaçable dans la trame qui nous constitue.

« La nostalgie andalouse », André Miquel, Nouvel Observateur, coolection Portrait, nº 3, 1990, p. 16-17


Les Musulmans ont accompli une tâche essentielle pour l'humanité. Le plus grand philosophe, al-Farabi, était Musulman. Les plus grands mathématiciens, Abu Kamil et Ibrahim ibn Sinan, étaient Musulmans. Le plus grand géographe et encyclopédiste, al-Mas`udi, était Musulman. Le plus grand historien, al-Tabari, était également Musulman.

Introduction to the History of Science, George Sarton (trad. Wikiquote), éd. Williams & Wilkins, 1927, p. 624


Pendant longtemps, les musulmans ont été les plus forts, les plus riches, les plus civilisés.

Maxime Rodinson, 5 octobre 2001, dans Interview de Jérôme Cordelier, paru Le Point, 5 octobre 2001, N°1516, p.74, Maxime Rodinson.

Ces hommes [les Maures des villes d'Algérie], que nous méprisons trop, sont les fils de ceux qui couvrirent l'Espagne de monuments qu'elle n'est plus en état d'entretenir, qui allumèrent le flambeau des sciences sur l'Europe barbare, qui nous révélèrent, avant Constantinople et Rome, les écrits des Grecs et des Latins, et nous donnèrent les premières notions de chimie, de médecine et d'astronomie.

•L'Algérieno (1841), Jean Jacques Baude, éd. Meline, Cans et cie, 1841, p. 316







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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Dim Juil 25 2010, 08:13

Les Arabes ont été pendant cinq cents ans la nation la plus éclairée du monde. C'est à eux que nous devons notre système de numération, les orgues, les cadrans solaires, les pendules et les montres. Rien de plus élégant, de plus ingénieux, de plus morale que la littérature persanne, et en général, tout ce qui est sorti de la plume des littérateurs de Bagdad et Bassora.

•Mémoires pour servir l'histoire de France sous Napoléon, écrits à Saint-Hélène sous sa dictée, Napoléon Bonaparte, éd. Firmin-Didot, 1823, t. 2 (Général Gourgaud), Egypte - Religion, p. 258

Depuis le VIIIe siècle jusqu'au XIIe siècle, l'Europe demeura plongée dans une ignorance profonde. L'amour et la culture des sciences furent concentrées pendant ce long interval chez un seul peuple, les Arabes de Bagdad et de Cordoue. C'est à eux que nous avons dû la connaissance des ouvrages grecs qu'ils avaient traduits pour leur usage, et qu'ils nous ont transmis, longtemps avant qu'ils nous parvinssent dans leur langue originale. Jusqu'à ces derniers temps, on a pensé que c'était là la seule obligation que nous eussions aux Arabes ; et l'on a négligé de rechercher et d'étudier leurs propres ouvrages, pensant que l'on n'y devait trouver rien d'original, ni d'étranger aux doctrines et à l'érudition grecques. C'est une erreur sur laquelle on revient aujourd'hui, surtout depuis qu'on connaît les ouvrages hindous, et que l'on sait que les Arabes y ont puisé les principes du calcul algébrique qui les distingue essentiellement des ouvrages grecs.

.Aperçu historique sur l'origine et le développement des méthodes en géométrie, Michel Chasles, éd. Hayez, 1837, p. 487-488


Nous devons payer un juste tribut de reconnaissance aux Arabes, qui, après le déclin de l'école d'Alexandrie, et quand l'Occident était plongé pour longtemps encore dans la barbarie et l'ignorance, ont recueilli avec ardeur et intelligence les débris des sciences grecques et les connaissances orientales, qu'ils nous ont transmises vers le XIIe siècle. Leurs ouvrages ont été le modèle de tous les ouvrages européens, depuis cette époque, et longtemps encore après le XVe siècle, qui marque la renaissance des lettres et de la civilisation en Europe.

•Traité de géométrie supérieure, Michel Chasles, éd. Bachelier, 1852, p. 53

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Dim Juil 25 2010, 08:28

On s'occupa peu de mathématiques au moyen âge. Les Arabes, qui étaient alors supérieurs aux Européens par la culture intellectuelle, avaient enseigné à la France tout ce qu'elle savait des sciences.

•Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France (1855), Adolphe Chéruel, éd. Hachette et cie, 1855, t. 2, p. 1137

Au onzième siècle l'Europe ne recevait guère de lumières que des Arabes d'Espagne. La plupart des chrétiens qui cherchaient à s'instruire, surtout en médecine, se rendaient dans leurs écoles. Gerbert, archevêque de Reims, l'un des grands hommes du siècle, et qui devint pape sous le nom de Sylvestre II, avait fait ses études à Cordoue. C'est par lui que fut introduit chez les chrétiens l'usage des chiffres arabes, si commodes pour les calculs. Mais nous devons faire remarquer que les Arabes ne sont point les inventeurs de ces chiffres, comme l'indique le nom qu'on leur donne généralement. [...] Les écoles des Arabes avaient une supériorité trop remarquable, pour qu'elles ne devinssent pas le modèle de celles qui furent établies plus tard en France et ailleurs.

•Histoire des sciences naturelles, Georges Cuvier, éd. Fortin, Masson et cie, 1841, t. 1, p. 396


Les Arabes ont laissé sur l’Europe une empreinte intellectuelle que la chrétienté ne pourra bientôt plus ignorer ; ils l’ont inscrite de façon indélébile dans les cieux comme peut le constater toute personne lisant le nom des étoiles sur un globe céleste.

•A History of the Intellectual Development of Europe, John William Draper (trad. Wikiquote), éd. Harper, 1863, p. 356


[La civilisation des Arabes] transmit à l'Europe du moyen âge des découvertes, des industries, des sciences, empruntées sans doute pour la plupart à d'autres peuples, mais dont il est glorieux pour les Arabes d'avoir été du moins les propagateurs. En effet, tandis que l'Europe était plongée dans des ténèbres de barbarie que perçaient à peine quelques faibles lueurs, une vive lumière de littérature, de philosophie, de science, d'arts, d'industrie inondait toutes les capitales de l'islamisme. Bagdad, Bassorah, Samarcande, Damas, le Caire, Kaïoran, Fez, Grenade, Cordoue étaient autant de grands centres intellectuels.

•Histoire du moyen âge, Victor Duruy , éd. Hachette, 1861, p. 104


Les mœurs élégantes de la chevalerie ont donc évidemment été apportées en Europe par les Arabes; ce qui chez les héros du Nord, avec leur pesant attirail, ne fut que métier ou fiction, fut dans cette nature du Midi un jeu facile, un élégant exercice. Ainsi l'esprit chevaleresque apparut d'abord parmi les chrétiens en Espagne, là où les Goths et les Arabes habitaient, près les uns des autres, depuis des siècles.

•Idées sur la philosophie de l'histoire de l'humanité (1791), Johann Gottfried von Herder (trad. Edgar Quinet), éd. F.G. Levrault, 1834, t. 3, De l'esprit de chevalerie en Europe, p. 441


Les Arabes doivent être considérés, je le répète encore, comme les véritables fondateurs des sciences physiques, en prenant cette dénomination dans le sens auquel nous sommes habitués aujourd'hui. [...] Après avoir payé le tribut d'éloges que méritent les services rendus par les Arabes à la science de la nature, dans la double sphère du ciel et de la terre, il reste encore à mentionner ce qu'ils ont ajouté au trésor des mathématiques pures. [...] Les Arabes rendirent ainsi un double service aux sciences mathématiques : leur algèbre, malgré l'insuffisance des signes et des notations, avait heureusement influé, tant par les emprunts qu'ils avaient faits aux Grecs et aux Hindous que par leurs propres découvertes, sur l'époque brillante des mathématiciens italiens au moyen âge. Ce furent eux aussi qui, par leurs écrits et par l'extension de leur commerce, répandirent le système de numération indienne depuis Bagdad jusqu'à Cordoue. Ces deux progrès, la propagation simultanée de la science et des signes numériques, avec leur double valeur, absolue et relative, agirent d'une manière différente, mais également efficace, sur le développement mathématique de la science de la nature.


•Cosmos, essai d'une description physique du monde, Alexander von Humboldt, éd. Gide et J. Braudy, 1844, t. 2, p. 258-278


En vérité, il faut un étrange aveuglement pour nier les bienfaits que l'humanité doit à ces prétendus Barbares de l'Orient. Comment [...] oublier que la renaissance de la philosophie, de la littérature et des sciences, est due aux travaux des Arabes? Ces Barbares, qu'on accuse d'avoir arrêté tout progrès, ont été l'instrument du progrès, même pour nous, hommes de l'Occident qui les méprisons aujourd'hui du haut de notre grandeur intellectuelle. Pendant que l'Europe était plongée dans les ténèbres de la barbarie, une brillante civilisation régnait à Bagdad et à Cordoue. On calomnie donc l'islam en disant qu'il a été un obstacle à toute culture. Si la civilisation arabe s'est arrêtée, c'est moins à la doctrine religieuse qu'il faut l'imputer qu'aux peuples qui ont remplacé la race arabe et qui étaient moins bien doués qu'elle par la nature.

•Études sur l'histoire de l'humanité (1864), François Laurent, éd. Meline, Cans et cie, 1864, t. 5, p. 436


À leur grande tolérance, les Arabes d'Espagne joignaient des mœurs très chevaleresques. Ces lois de la chevalerie : respecter les faibles, être généreux envers les vaincus, tenir religieusement sa parole, etc., que les nations chrétiennes adoptèrent plus tard, et qui finirent par exercer sur les âmes une action plus puissante que celles de la religion même, furent introduites par eux en Europe.

•La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre troisième, chapitre sixième, Les Arabes en Espagne, p. 213


L'esclavage chez les mahométans est fort différent de ce qu'il était chez les chrétiens. La situation des esclaves en Orient est bien préférable en effet à celle des domestiques en Europe. Ils font partie de la famille, et peuvent parfois s'élever aux plus hauts emplois. Aucune idée humiliante ne s'attache en Orient à l'esclavage, et on a dit avec raison que l'esclave y est plus près de son maître qu'un domestique chez nous.

•La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre quatrième, chapitre deuxième, Moeurs et coutumes, p. 284

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Dim Juil 25 2010, 08:41

Les Arabes ont fait au monde le plus riche présent dont aucun génie de peuple ait doué le genre humain. Si les Grecs lui ont donné le mécanisme logique, les Arabes lui ont donné la logique du nombre, l'arithmétique et l'algèbre, l'indispensable instrument des sciences. Et combien d'autres choses utiles!

•Histoire de France au XVIe siècle, Jules Michelet, éd. Chamerot, 1857, t. 7, Renaissance, p. 162


Lorsque l'Espagne se trouva conquise par les Arabes, elle devint à son tour le principal foyer de la civilisation et des sciences. [...] A cette époque de barbarie, où aucune production de l'art ne s'élevait dans l'Europe féodale et où nos barons ne savaient que s'abriter derrière leurs donjons et leurs créneaux, déjà le génie de l'islamisme couvrait les Espagnes de nombreux monuments, dans lesquels la richesse le disputait à l'élégance de la construction. Grenade, Tolède et Cordoue s'ornaient de palais somptueux, enrichis de marbres et d'or; et à côté d'eux s'élevaient des écoles ouvertes à toutes les nations. C'était en présence de cette prospérité jusqu'alors inconnue; c'était en goûtant les bienfaits du gouvernement le plus pacifique qu'ils eussent jamais eu que les vaincus se félicitaient de leur défaite. En parlant des Arabes, les Espagnols disaient souvent alors : «ils nous ont pris notre terre, mais ils l'ont couverte d'or.» C'est au VIIIe siècle que commence à poindre dans la péninsule ibérique, ce grand mouvement intellectuel qui devait bientôt la placer à la tête des autres nations. L'impulsion une fois donnée, elle se continua, et devint telle, qu'au Xe siècle l'Espagne possédait incontestablement le sceptre de la civilisation; l'Europe entière en recevait alors toutes ses lumières.


•Histoire des sciences naturelles au moyen âge (1853), Félix Archimède Pouchet, éd. Baillère, 1853, Ecole arabe, p. 444-445



La destinée du génie arabe, ces victoires de la foi, ces miracles de l'épée, ces conquêtes instantanées, ces cinq ou six siècles de grandeur, ce monde splendide qui s'étend de la Perse à l'Arabie, à l'Espagne, tout cela a vécu un moment enfermé en germe dans le cœur du Prophète. L'histoire de l'Orient moderne, avec toutes ses vicissitudes, n'est rien que la grande âme de Mahomet, déployée comme un drapeau de siècle en siècle.[...] Mahomet est tout ensemble la tête et le bras, le Christ et le Napoléon de l'Orient moderne ; il établit le nouveau dogme religieux, et il le réalise incontinent dans le monde social.

•Œuvres complètes, Edgar Quinet, éd. Pagnerre, 1857, t. 3, Le christianisme et la Révolution française (1845), Le Mahométisme, p. 119


La France elle-même, jusqu'à la Loire, n'a-t-elle pas cédé, sans s'en rendre compte, au contact du génie arabe, qui s'est, pour arriver jusqu'à elle, transvasé pour ainsi dire à travers mille canaux ; qui s'est fait d'abord espagnol, puis catalan, puis provençal, puis italien, puis francais, pour imbiber de ce je ne sais quoi de chevaleresque et de gracieux qui les caractérise, nos arts, nos mœurs et notre poésie. Oui, c'est aux Arabes, par l'Espagne et par les croisades, que nous devons cette civilisation dont nous sommes si fiers; notre chevalerie nous vient des Arabes; ce sont eux qui ont appris à l'Italie, et par elle à nous, qu'il avait existé une antiquité, et c'est par eux que nous avons commencé à l'étudier. Le christianisme lui-même, en luttant avec bonheur contre l'influence de l'Islam, n'a su lui enlever de nous que la partie la plus sérieuse : l'homme moral a échappé aux Arabes ; mais l'homme social leur est resté, et c'est celui-là qui est presque tout entier leur ouvrage. Ainsi, messieurs, vous retrouvez dans cette civilisation arabe, morte presque aussitôt que née, mais dont l'influence est loin d'être morte avec elle, quelque chose de l'universalité du génie romain. Le peuple d'Auguste, comme celui de Mahomet, ont conquis le monde deux fois, la première par les armes, la seconde par les lumières, et bien des siècles après que les deux empires ont péri, leur domination dure encore : le règne des mœurs et des idées a survécu à celui des lois. Le monde moderne, comme une médaille frappée à deux coins différens, porte une double empreinte, arabe d'un côté, romaine de l'autre.

•« L'Espagne romaine et l'Espagne arabe (Discours prononcé à l'ouverture du cours d'histoire ancienne, Faculté des Lettres de Paris.) » (1838), dans Revue de Paris, Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire, éd. Bureau de la Revue de Paris, 1838, t. 52, p. 231


Les Arabes sont au moyen âge les seuls représentants de la civilisation ; ils font reculer la barbarie qui s'était étendue sur l'Europe, ébranlée par les invasions des peuples du Nord ; ils remontent « aux sources éternelles de la philosophie grecque » et, loin de se borner à préserver de toute attente le trésor des connaissances acquises, ils l'agrandissent et ouvrent des voies nouvelles à l'étude de la nature.

•Histoire général des Arabes, Louis-Pierre-Eugène Sédillot, éd. Maisonneuve et Cie, 1877, t. 2, p. 1


Dans nos siècles de barbarie et d’ignorance, qui suivirent la décadence et le déchirement de l’empire romain, nous reçûmes presque tout des Arabes: astronomie, chimie, médecine, et surtout des remèdes plus doux et plus salutaires que ceux qui avaient été connus des Grecs et des Romains. L’algèbre est de l’invention de ces Arabes; notre arithmétique même nous fut apportée par eux.

•« Préface de l’Essai sur l’Histoire universelle » (1754), dans Oeuvres complètes de Voltaire, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 24, p. 49


Quatre ou cinq siècles durant, l'Islam fut la civilisation la plus brillante de tout l'Ancien Monde. Cet âge d'or va, en gros, du règne du fils d'Harûn al-Rashid, Ma'mûm (813-833) [...] à la mort d'Averroès, le dernier des grands philosophes musulmans [...] en 1198 [...]. A ces étages supérieurs, la civilisation musulmane, en ces siècles d'or, est à la fois une immense réussite scientifique et une relance exceptionnelle de la philosophie antique. Ces réussites ne sont pas les seules (que l'on songe à la littérature), mais elles éclipsent les autres. Science d'abord : c'est la que les "Sarrasins" [...] ont le plus apporté de nouveautés. Rien moins, pour parler bref, que la trigonométrie et l'algèbre (au nom caractéristique). [...] De même pourrait on faire l'éloge des géographes mathématiciens, des observatoires astronomiques et de leurs instruments [...]. Donnons-leur, bien qu'ils soient des maîtres, non des élèves, de très bonnes notes en optique, en chimie [...], en pharmacie [...]; leur médecine est indéniablement excellente [...]. Sur le terrain philosophique, c'est de reconquête qu'il faudrait parler, d'une reprise pour l'essentiel des thèmes de la philosophie péripatéticienne. L'élan de cette reconquête cependant ne se limite pas à reprendre et retransmettre - ce qui à soi seul ne serait pas un mince mérite ; cette reprise est aussi prolongation, élucidation, création.


•Grammaire des civilisations (1963), Fernand Braudel, éd. Flammarion, 2008, p. 128-138


La dette de l'Europe envers l'Espagne musulmane est d'une importance presque sans égale. Ce foyer de haute culture qu'était Al-andalus fut un trésor inestimable pour l'Europe médiévale. Il lui rendit accessible des outils culturels et scientifiques comme le système positionnel des chiffres (les chiffres arabes), les fonctions matématiques trigonométriques, une science médicale déjà bien avançée (qui n'était que la version arabe des sciences médicales grecques classiques, mais une version développée), et tant d'autres choses encore, parmi lesquelles de nombreuses traductions. Puis vint la Renaissance et les grandes découvertes maritimes, véritable amorce des Temps modernes, engendrant le siècle des Lumières et tout ce qui suivit : tout cela n'aurait pas été possible sans les apports de l'Espagne musulmane.

•L'Espagne musulmane au Xe siècle (1932), Évariste Lévi-Provençal, éd. Maisonneuve & Larose, 2002, p. Préface


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Azem



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MessageSujet: Le Coran a-t-il été trafiqué ?   Dim Juil 25 2010, 18:32


Le Coran a-t-il été trafiqué ?

Quand les premières citations du Coran apparaissent sur des pièces de monnaie et des inscriptions, vers la fin du septième siècle, elles montrent des divergences par rapport au texte canonique. Celles-ci sont insignifiantes du point de vue du contenu, mais le fait qu’elles apparaissent dans des contextes aussi formels que ceux-là ne colle pas avec la notion selon laquelle le texte avait déjà été fixé.

Le Fiqh Akbar est sans doute l’un des ouvrages les plus anciens de la communauté musulmane et fut rédigé par l’imam Abû Hanifa vers le milieu du huitième siècle. Ce livre représente les vues de l’orthodoxie sur les questions dogmatiques alors prééminentes. Le plus déroutant est qu’aucune référence au Coran n’y ait été faite ... comme si celui-ci n'existait pas encore ou alors n'était pas encore considéré comme important.

Les éléments les plus anciens que nous possédions sur la vie de Muhammad ont été écrits par Ibn Ishaq seulement en 750 ... mais son travail a été perdu, et n’est disponible que par morceaux dans une recension plus tardive de Ibn Hisham qui est mort en 834, soit deux cents ans après la mort du Prophète.

On dit qu’il y a six recueils corrects et authentiques de traditions hadith sur la vie du Prophète ... mais ils ne datent que de deux à trois siècles aprés sa mort. Et un critique du dixième siècle a souligné la faiblesse de deux cents traditions incorporées dans les recueils de Muslim et Bukhari, qui pourtant passent pour sérieux

Dans son étude classique, "On the Development of hadith", Goldziher a démontré qu’un vaste nombre de traditions hadith, acceptés même dans les recueils musulmans les plus rigoureusement critiques, étaient des faux complets de la fin du 8ème et du 9ème siècle et, en conséquence, que les chaînes de transmission (isnads) qui les étayaient étaient totalement fictives.

Même le texte du Coran doit être considéré comme suspect.

Les disciples de Muhammad avaient retenu ou écrit sur divers supports le récit du Coran, mais Umar et Abû Bakr en avaient fait disparaître les originaux. Ainsi comme l'affirmera l'Imam Ja'far qui ne mâchait pas ses mots, "le véritable Coran n'existe pas !"

Les Musulmans considèrent que l'actuel Coran remonte au travail de la commission nommée par le calife Uthman (644-656). Un de ses généraux avait demanda au calife de faire une telle compilation parce que de sérieux différents avaient éclaté parmi les troupes de différentes provinces au sujet des différentes lectures du Coran. Les copies de la nouvelle version, qui ont dû être réalisées entre 655 et 656, furent envoyées à Kufa, Bassora et Damas, et toutes les autres versions plus anciennes auraient été brulées. Ce Coran compilé d'Uthman contiendrait toutes les révélations délivrées à la communauté, préservées fidèlement, sans modification ni variation de quelque sorte que ce soit. Mais cette position dogmatique n'est pas confirmée par les textes historiques.

Alors que les Musulmans modernes peuvent être liés par une position intenablement conservatrice, les érudits musulmans des premières années étaient bien plus flexibles, réalisant que des parties du Coran étaient perdues, perverties, et qu’il y avait plusieurs milliers de variantes qui rendaient impossible le fait de parler du Coran unique.

Selon As-Suyuti (mort en 1505) Ibn ’Umar al Khattab aurait dit :"Que personne d’entre vous ne dise qu’il a acquis le Coran entier, car qu’en sait-il ? Beaucoup du Coran a été perdu ! Alors qu’il dise : J’ai acquis ce qui était disponible. " (As-Suyuti, Itqan, partie 3, page 72).

Cela indique bien que le Coran ne nous a pas été retransmis dans son intégralité.

L’Imâm Al-Bukhârî et Ibn Jarîr disent que, selon Ubayy Ibn Ka`b et Anas b. Malik, ces paroles ont été révélées dans la Sourate 102 "At-Takâthur" (La course aux richesses) : "le Prophète (paix et bénédiction d’Allâh sur lui) a dit : 'Si le fils d’Adam avait deux vallées de richesses, il souhaiterait que lui en fût échue une troisième. Rien ne peut remplir le ventre du fils d'Adam sauf la terre (= la mort), mais Dieu revient vers celui qui revient à Lui' ...".

Pourtant on ne retrouve plus ce passage dans la sourate 102 (qui ne contient que 8 versets) du Coran actuel. Il a donc été enlevé.

On rapporte qu'un homme récitait le Coran en compagnie de l'Imam Ja'far. Le narrateur dit qu'il entendit certains versets, durant la récitation, qui ne correspondaient pas à des versets reconnus. L'Imam Ja'far dit à la personne qui récitait : "Ne récite pas de cette manière. Récite comme les gens jusqu'à ce que le Mahdi (le Messie) arrive. Quand le Mahdi arrivera, il récitera le véritable Coran et le Coran compilé par Ali, sera de nouveau ramené !" (Usul Kafi: 2.622)

Cela indique bien que les versions du Coran postérieures à celles d'Ali sont considérées comme défectueuses.

Selon Jabir, l'Imam Baqir aurait dit : "Personne ne peut affirmer avoir rassemblé tout le Coran tel qu'il a été révélé par Allah, si ce n'est un menteur. Les seules personnes à avoir entièrement compilé et appris par cœur le véritable Coran étaient Ali ibn Abi Talib et les Imams qui lui ont succédé !" (Usul Kafi: 1:228 )

Les Chiites le confirment : "Celui qui a compilé le Coran véritable c'était Ali ibn alit tabib !"

Selon As-Suyuti, Aïsha, l’épouse favorite du Prophète, aurait dit : "Du temps du Prophète, la sourate des Parties faisait deux cents versets à la lecture. Quand Uthman édita les copies du Coran, seuls les versets actuels furent enregistrés !" (73).

Selon As-Suyuti aussi, Uba Ibn Ka’b, l’un des grands compagnons de Muhammad, aurait demandé à l’un des Musulmans, "Combien y a-t-il de versets dans la sourate des Parties ?" Le Musulman dit : "Soixante-treize versets." Uba Ibn Ka’b lui raconta : "Autrefois il était pratiquement égal à la sourate de la Vache (environ 286 versets) et comprenait le verset de la lapidation". L’homme demanda : "Qu’est-ce que le verset de la lapidation ?" Uba Ibn Ka’b dit : "Si un vieil homme ou une vieille femme commettait l’adultère, lapidez-les à mort."

Au sujet de ce verset disparu, Ibn Majah a rapporté les paroles de Aisha qui disait : "Le verset relatif à la lapidation et à l'allaitement (9, 8a) est venu et sa feuille se trouvait sous mon lit : aussi, quand l'envoyé de Dieu mourut, et que nous fûmes occupés par les détails entourant sa mort, un animal domestique entra et dévora la feuille."

Les textes historiques confirment effectivement que les anciens musulmans lapidaient les personnes adultères, suivant en cela ce qui était écrit dans un verset dont on n'a plus retrouvé la trace depuis.

Au sujet du verset 6 de la sourate 33 "Les confédérés" ("...Pour les croyants le Prophète a priorité sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères."), Uthman dit que le texte d'Ubai b. Ka'b comportait : "Pour les croyants le Prophète a priorité sur eux-mêmes ; et il est un père pour eux et ses épouses sont leurs mères."

Voila encore une sourate qui a été modifiée.

Au sujet du verset 49 de la sourate 12 "Joseph" ("...Puis, viendra après cela une année où les gens auront beaucoup de pluies et presseront le raisin et les olives..."), l'Imam Ja'far raconta qu'un homme demanda comment il devait lire ce verset. Ali répondit que ce verset avait initialement été révélé comme suit : "Puis une année viendra ou les gens recevront une aide généreuse et ou il pleuvra abondamment" (Commentaire d'Al-Qummi: 192)

Ce commentaire indique que le Coran a été modifié pour rendre service aux fantaisies des Califes amateurs de vin. Le mot Yâ'siroun ayant été transformé en Yâsiroun.

A noter que les Kharijites trouvaient que la sourate "Joseph" racontait une histoire trop offensante et érotique pour vraiment appartenir au Coran authentique. (Pourtant cette sourate s'inspirait d'un passage de l'Ancien testament).

Au sujet du verset 33 (ou 30) de la sourate 3 "La Famille d'Imran" ("...Certes, Allah a élu entre tous les hommes Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille d'Imran..."), le commentateur chiite Allamah Ali ibn Ibrahim AI-Qummi a dit : "Les mots 'La Famille de Mouhammad' étaient eux aussi révélés avec les mots 'La Famille d'Imraan'. Mais les compagnons du Prophète ont retiré les mots 'La Famille de Mouhammad' du texte original". (Commentaire d'Al-Qummi:308).

Il est clair que ce commentaire accuse les Compagnons du Prophète d'avoir modifié le Coran.

Au sujet du verset 114 (ou 115) de la sourate 20 "Taha" ("...En effet, Nous avions auparavant fait une recommandation (ou un pacte) à Adam, mais il l'oublia, et Nous n'avons pas trouvé chez lui de résolution ferme..."), Usul Kafi a rapporté que l'Imam Ja'far aurait dit que ce verset avait initialement été révélé avec les mots suivants : "Nous avons parlé à Adam de Mohammed, Ali, Fatima, Hassan, Hussain et des Imams, leurs progénitures, mais Adam a oublié." (Usul Kafi : 1:416)

On retrouve ici l'écho de la guerre entre les partisans de Ali (proto-Chiites) et les partisans d'Uthman (proto-Sunnites) qui trafiquaient le contenu du Coran et des hadiths pour essayer de difamer leurs adversaires tout en se glorifiant eux-mêmes.

Au sujet du verset 9 (ou 10) de la sourate 47 "Muhammad" ("...C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il rendra donc vaines leurs oeuvres..."), l'Imam Mohammed Baqir aurait dit que l'ange Jibreel avait transmis initialement le verset comme suit : "C'est parce qu'ils découvrirent ce qu'Allah révéla à propos de Ali." C'est ainsi que les apostats enlevèrent le nom de Ali du Coran. (Commentaire d'Al-Qummi: 1011)

On retrouve encore ici l'écho des guerres entre partisans de Ali et partisans d'Uthman : Les chiites accusent des sunnites d'avoir effacé les textes louangeant leur chef Ali.

Dans le verset 29 de la sourate "Waqi'ah", il est écrit :"Et les gens de la droite ; Que sont les gens de la droite ? Ils seront parmi des jujubiers sans épines, et parmi des bananiers aux régimes bien fournis." Une personne récita ce verset en présence de Ali. Celui-ci dit que le mot "Talh" n'était pas le bon et que l'on devait lire Tal'a comme dans la sourate Shu'araa. Certains demandèrent pourquoi ils ne changeraient pas le mot pour réécrire le bon. Ali répondit que le temps n'était pas encore venu de le faire car corriger le Coran ne ferait que troubler les gens. Il fut dit la même chose aux Imams, seul le Mahdi (le Messie) aura le droit de réintroduire le Coran tel qu'il était au temps du Prophète. (Commentaire d'Al-Qummi: 1067)

Ici aussi les Chiites prétendent qu'Ali savait que le Coran avait été corrompu.

Un des scribes suggéra de rajouter deux versets en l'honneur du Prophète à la fin de la sourate 9 "Le repentir". La majorité des scribes fut d'accord avec lui. Ali, quant à lui, trouva la chose scandaleuse. Il ne cessa de leur répéter, avec véhémence, que la parole de Dieu ne devait jamais subir la moindre altération.

De nombreux documents font référence au désaccord d'Ali. Par exemple, Jalaluddin Al-Suyuty, a écrit en 1318 : "On demanda à Ali : 'Pourquoi restes-tu chez toi ?' Il leur répondit : 'On a rajouté quelque chose au Coran et j'ai fait le serment de ne sortir que pour la prière tant que le vrai Coran ne serait pas rétabli !' " (Al Itqaan fee 'ulum al Quran, p.59)

Justement, ces deux versets (128 et 129, ou 130) de la sourate 9 ont toujours été douteux. Par exemple, on peut lire dans la fameuse hadith de Bukhary et le fameux Itqaa de Al-Suyuty que "chaque verset du Coran a été vérifié par de nombreux témoins, les versets 128 et 129 de la Sourate 9 mis à part. Seul Khuzeimah Ibn Thaabet Al-Ansaary les avait en sa possession." Lorsque cet étrange fait fut remis en cause par certains, quelqu'un apporta une hadith disant que "Le témoignage de Khuzeimah vaut le témoignage de deux hommes !!!" "... ce qui n'est autre qu'un argument d'autorité.

Mullah Muhsin Kashani, un savant Chiite du 11ème siècle, fait le commentaire suivant : "Il est clair, d'après toutes les traditions et récits de la famille du Prophète, que le Coran que les musulmans possèdent de nos jours, n'est pas le Coran complet tel qu'il a été révélé à Mohammed. Certains versets contredisent même ce qui a été révélé. Parmi les versets qui ont été modifiés ou qui disparurent figurent ceux où apparaissaient les noms d'Ali, 'la Famille de Mohammed' et à plusieurs reprises certains ou figuraient les noms d'hypocrites. Plus encore, l'ordre des sourates dans le Coran actuel n'est pas celui qu'avait choisit Allah et son Messager". (Tafseer de Saafi : l:32).

Abû Mansur Ahmed Tibrisi, un célèbre savant Chiite du 8ème siècle, a écrit: "Enumérer les modifications et les oublis de ce type (dans le Coran d'aujourd'hui) deviendrait vite un travail laborieux et pourrait mettre à jour ce que la Taqiyyah m'oblige à ne pas divulguer (Taqiyyah = pratique Chiite consistant à cacher la vérité pour des raisons religieuses)..." (AI-Ihtijaj de Tibrisi 1:254)

Jabir a rapporté que l'Imam Bar a dit : "Personne ne peut affirmer avoir rassemblé tout le Coran tel qu'il a été révélé par Allah, si ce n'est un menteur ! Le Prophète dit alors : c'est ainsi que le démon m'a envoyé ses deux serviteurs à l'instant Abu Bakr et Umar". (Commentaire de bas de page de la traduction de Maqbool : Sourate "Hajj": 674)

Le Mullah Baqir raconte un récit rapporté par l'Imam Zainul Abideen selon lequel un homme vint voir l'Imam et lui demanda de l'informer à propos d'Abû Bakr et de Umar. L'Imam lui dit qu'ils étaient tous les deux des mécréants. (Haqqul Yaqeen : 551)

-Al haj annouri attabrassi, mort en 1230, rapporte dans son livre "Fassl al khitab fi tahrifi kitabi rabbi al arbabe" que plus de 300 grands savants schiites ont déclaré à l'unanimité que Le Saint Coran a été falsifié ou modifié.

On peut résumer ainsi ce que disent les Chiites à ce sujet :

- Le texte du Coran dont les musulmans disposent n'est pas conforme à ce qui a été Révélé au Prophète Muhammad. Ceux qui ont compilé cette version (c'est-à-dire les Compagnons, parmi lesquels Abu Bakr, Umar et Uthmân) ont falsifié ce Texte révélé afin de servir leurs intérêts.

- Des passages et même des sourates entières du Coran contenant, notamment les vertus de Ali et des gens de la famille du Prophète Mouhammad ont été effacés par les "hypocrites" (c'est-à-dire des Compagnons) anti-chiites. An Noûri At Tabrassi affirme que les savants chiites qui renient la falsification du Coran n'agissent que par "taquiyya" (attitude qui a pour but de dissimuler sa foi réelle).

- Selon les Chiites, le texte révélé n'a été compilé sous sa forme originale et dans son intégralité que par Ali. Des membres d'un cercle très fermé de l'élite chiite prétendent connaitre néanmoins le contenu de cette compilation. Mais il n'ont pas le droit de la dévoiler au grand public (même au sein des chiites): Ce n'est que lorsque celui qu'il considèrent comme étant leur douzième imâm infaillible ("le Mahdi", caché dans une grotte depuis douze siècles) reviendra parmi les hommes, qu'il dévoilera à nouveau en public la véritable et authentique compilation du Qour'aane.

Même par l'analyse du style poétique, on peut déceler des phrases suplémentaires qui ont été ajoutées au Coran car elles rompent le rythme et la versification des sourates.(ex : 20-15, 78-1 à 5, 78-32 à 34, 74-31 et 50-24 à 32).

Ainsi la sourate 42-36 à 38 a été visiblement rajoutée pour justifier le choix d'Uthman comme calife à la place d'Ali. De même, une glose a été ajoutée à la sourate 104 pour traduire faussement hawiya ("sans enfant") par hotama ("feu de l'enfer").

Le chrétien Al-Kindi (à ne pas confondre avec l’Arabe, philosophe musulman) écrivant aux alentours de l’an 830, critiquait le Coran en ces termes :

"Le résultat de tout ceci est patent pour vous qui avez lu les écritures et qui voyez comment, dans votre livre, les histoires sont brouillées ensemble et entremêlées ; une preuve que beaucoup de mains différentes ont été à l’œuvre, et ont causé des divergences, ajoutant ou retranchant tout ce qui leur plaisait ou déplaisait. Et maintenant, voici les conditions d’une révélation envoyée ici-bas depuis le Ciel ?"

A noter, également, que le Coran aurait été mal traduit.

Christoph Luxenberg, éminent professeur de linguistique, a montré que de nombreux passages obscurs du Coran s’éclaircissent si on lit certains mots en syriaque et non en arabe.

Ainsi fait-il disparaître les houris, vierges aux grands yeux de biche du Paradis, toujours consentantes, promises aux croyants.

Selon la nouvelle analyse avancée par Christoph Luxenberg, qui s’appuie sur les Hymnes d’Ephrem le Syrien, le contexte est clair : ce sont de la nourriture et des boissons qui sont offertes, et non des jeunes filles pures.
En syriaque, le mot “hour” est un adjectif féminin pluriel qui signifie blanc, dans lequel le mot “raisin” est implicite. Les éphèbes immortels ou les jeunes filles semblables à des perles décrites par des sourates (exemples : 44-54, 52-20 et 56,22) seraient nés d’une interprétation erronée d’une expression qui signifie en syriaque “des raisins frais”, que les justes auront le plaisir de goûter, par opposition aux breuvages bouillants réservés aux infidèles et aux damnés.

"Nous leur aurons donné pour épouses des Houris aux grands yeux" se transforme alors en : "Nous leur donnerons une vie facile sous de blanches et cristallines grappes de raisin".

En tentant de lire à partir du vocabulaire arabo-syriaque d'autres passages obscurs du Coran, les résultats sont étonnants. Ainsi, dans le verset 24 de la sourate 19 ("Marie"), par exemple, il est question de Marie, qui est accusée de grossesse illégitime et chassée par ses parents. Avant l'accouchement, elle se retire sous un palmier et dit: "Dussé-je être morte plutôt que de vivre à cette heure!" Jésus, qui vient de naître, lui dit : "Ne t'attriste pas, ton Seigneur a mis au-dessous de toi un ruisseau". Pourtant le mot "sariya" ne signifie pas "ruisseau" en arabe. C'est en fait un adjectif araméen qui signifie "légitime". Et "au-dessous de toi", lu à l'araméenne, signifie "accouchement". Cela donne alors : "Ne t'attriste pas, ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime". Alors là, ca devient clair : Marie ne souhaitait pas la mort parce qu'elle avait soif mais parcequ'on lui reprochait d'avoir un fils illégitime.

Un autre exemple est celui de la sourate 108 ("Al-Kawthar /L'Abondance") , dont le sens est obscur :

"En vérité, Nous t'avons donné l'ABONDANCE. Prie donc ton Seigneur et SACRIFIE ! En vérité, celui qui te HAIT se trouve DÉSHÉRITÉ".
Tous les chercheurs reconnaissent que cela n'a pas de sens. Mais avec une lecture syro-araméenne, cela donne :

"Nous t'avons donné la PERSÉVÉRANCE. Prie donc ton Seigneur et PERSISTE !

Ton ADVERSAIRE se trouve alors VAINCU".

A l'origine de cette courte sourate, se trouve une liturgie syriaque, réminiscence de la première épître de saint Pierre 5, 8-9.

Mais il y a plus grave :

Même Muhammad est suspecté de ne pas avoir transcrit fidèlement la parole de Dieu :

Le Coran passe pour être la parole de Allah (voir les sourates 43-3, 55-77, 85-22). Pourtant des sourates s'adressent à Dieu à la 2ème personne (sourates 1-4 à 6, 113, 114, 27-91, 6-104 à 114); de même, dans les sourates 75-1 et 90-1, Allah jure au nom d'Allah ! Se parle-t-il à lui-même ? (Quand aux sourates 19-64 et 36-164 à 166, il est clair que ce sont des anges qui s'y expriment et non pas Dieu.)

Cela indique donc que certaines sourates ont été acceptées alors qu'elles ne venaient visiblement pas de Dieu.

Selon At Tabari et Ibn Sad, Mahomet aurait accordé quelques concessions pour amadouer les non-musulmans de la Mecque : il aurait ainsi dit qu'on pouvait adorer les "trois filles d'Allah" (des déesses paiennes). Par la suite, il aurait retiré ces paroles de la sourate 53-19 à 23 en disant que c'était le diable qui les lui avait soufflées (ce sont les fameux "versets sataniques").
Cela montre que l'on ne peut pas se fier aveuglément à tout ce qu'a révélé le Prophète.

Le célèbre commentateur Boukhari a rapporté l'anecdote suivante : "Le Prophète, ayant entendu quelqu'un réciter le Coran à la mosquée, dit : 'Dieu fera miséricorde à cet homme, car il m'a rappelé tel et tel verset qui m'ont échappé dans telle et telle sourate'."

Cela montre que la mémoire de Prophète était faillible. Peut-on alors lui faire confiance pour la retranscription des paroles de Dieu ?

Une autre fois, c'est un compagnon du Prophète, le futur calife Umar, qui se flatte d'avoir été à l'origine d'une révélation : "J'ai dit : 'ô apôtre d'Allah, des gens bien et des gens moins bien fréquentent tes femmes. Si tu leur ordonnais de se voiler ?' Alors, le verset du voile est descendu."

Si même le Prophète laisse n'importe qui inventer de nouvelle sourates, alors comment se fier au contenu du Coran ?

Ibn Abi-Sahr était le scribe du Prophète. Il se flattait d'avoir pu noter "miséricordieux" et "absoluteur", là où le prophète lui avait dicté "sage" et "puissant".

On notera que Ibn Abi-Sahr finira plus tard par apostasier l'islam, estimant qu'un Prophète qui laissait son scribe modifier la parole de Dieu ne pouvait pas être un prophète véridique.

Et une anecdote pour finir :

En 1972, au cours de travaux de restauration, des ouvriers trouvent une cachette dans les combles de la grande mosquée Jama'a al-kabir de Sanaa, capitale du Yémen. une sorte de cachette, ce qu'on appelle une "tombe de papiers".

Le dr Gerd-Rüdiger Puin découvre alors qu'on est en présence de manuscrits arabes du Coran parmi les plus anciens connus. Il obtient le droit d'en tirer des microfilms, malgré les réticences de ses hôtes, car les autorités du Yémen ne souhaitent pas que le contenu des manuscrits soit révélé au grand public. Le Dr Puin soupçonne même les Yéménites d'avoir volontairement exposé à la lumière ses microfilms, pour les rendre inutilisables. Cependant les pellicules sont voilées, mais encore lisibles.

Quelle inavouable vérité renferment donc les manuscrits de Sanaa ? Pour le Dr Puin, ils constituent la preuve que le texte coranique a connu des "évolutions". Bref, qu'il a une histoire. Et cette hypothèse n'est tout simplement pas admissible pour l'islam sunnite.

Gerd Puin a étudié le fac-similé des manuscrits de Sanaa : "Il s'agit d'un Coran de style hedjazien, qui correspond à la graphie en vigueur à la fin du VIIe siècle dans le Hedjaz, la région de la Mecque et de Médine." Le manuscrit daterait de 680 environ.

En comparant les manuscrits il relève une dizaine de variantes par page avec le Coran actuel, mais qui ne sont "pas significatives". La découverte qui l'enthousiasme le plus est un palimpseste : un manuscrit sous l'écriture duquel apparaît nettement un autre texte, effacé par lavage. "Ce texte est également un passage du Coran, écrit dans le même style archaïque. Il est malheureusement impossible de le déchiffrer. Sans doute s'agit-il du plus ancien texte coranique connu.

Pourquoi l'a-t-on 'lavé' ? Peut-être simplement parce que son contenu n'était plus admissible..."
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Azem



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MessageSujet: À propos des vierges du Firdous   Dim Juil 25 2010, 18:37



D'où est tiré cette idée d'un paradis de luxure et de débauche dans le qu'ran ?

Peut-on réellement parler de magnifiques vierges ?


D'après l'analyse de Christoph Luxenberg, (la plupart des spécialistes ont rejoint les conclusions de son livre The Syro-Aramaic reading of the koran ) ce ne sont pas des vierges mais des raisins !

Il dit,

Sura 44:54; 52:20
The starting point for this misunderstanding is in all likelihood these two Sura verses (44:54 and 52:20), where in each case (according la the reading until now) it says: "wa-zawwagnilhum bi-hur in." Without contesting it, our Koran translators accordingly render this clause as follows:

(Bell 50 1,536): "and We have paired them wilh dark-, wide-eyed (maidens)."
(paret 415,439): "Und wir geben ihnen groBiiugige Huris aIs Galtinnen... "
(Blachère 528): "Nous les aurons mariés à des Houris aux grands yeux." (558) Nous leur aurons donné comme épouses, des Houris aux grands yeux."

On the bas is of the following discussion this verse will be understood in the Syro-Aramaic reading as follows:

"We will rnake you comfortable under white, crystal (-c1ear) (grapes)."

It is characteristic of Western Koran research that it has never called into question the diacritical points that were subsequently added to the Koran text and that in each case first determined the suggested letters in an original spelling in need of interpretation. Today the extant, still unpointed early Koran manuscripts provide evidence that these points are not authentic. Nonetheless the conviction has never been challenged that the later pointing was based on an assured oral tradition. A detailed philological analysis, however, will reveal that this is a historical error. (The Syro-Aramaic reading of the koran, Christoph Luxenberg, p.250,251)

Sura 44:54; 52:20

Le point de départ de cette mauvaise compréhension est en toute probabilité ces deux versets (44 :54 et 52 :20), où dans chaque cas (selon la lecture habituelle) on dit : « wa-zawwagnilhum bi-hur ‘in ». Sans la contester, nos traducteurs du coran rendent en conséquence cette proposition comme suit :

(Bell 50 1,536): "and We have paired them wilh dark-, wide-eyed (maidens)."
(paret 415,439): "Und wir geben ihnen groBiiugige Huris aIs Galtinnen... "
(B lachère 528): "Nous les aurons mariés à des Houris aux grands yeux." (558) Nous leur aurons donné comme épouses, des Houris aux grands yeux."

Sur la base de la discussion suivante ce verset pourrait être compris dans la lecture Syro-Araméenne comme suit :

Nous les installerons confortablement sous des (raisins) blancs,
(clairs) comme le cristal.

C’est caractéristique de la recherche occidentale sur le coran on n’a jamais remis en cause les points diacritiques qui ont été ajouté par la suite au texte du coran et que dans chaque cas ils déterminent d’abord les lettres suggérées dans l’orthographe original pour le besoin de l’interprétation. Encore aujourd’hui, des manuscrits du coran oubliés fournissent la preuve que ces points ne sont pas authentiques. Néanmoins, la conviction que cette indication postérieure fut basée sur une tradition orale de confiance n’a jamais été ébranlée. Une analyse philologique détaillée, cependant, révèlera cette erreur historique.


Cependant, si Luxenberg se trompe; nous connaissons la source de cette pensée.

Les ébionites, une ancienne secte judéo-chrétienne, croyaient à un paradis de luxure avec de belles femmes et de jeunes garçons.

Marcel Simon à la fin du chapitre qu'il consacre à ceux qu'il appelle "judaïsants", il met en rapport l'état paradisiaque terrestre ou céleste imaginée par ceux-ci avec les descriptions célestes que l'on trouve dans le coran:
"La notion qu'ont du Royaume à venir ces judaisants orientaux est toute matérielle. Si elle se rattache aux conceptions juives, elles annoncent de façon plus précise encore celle du paradis islamique. A en croire s. Jérome, qui est ici notre source principale, ils pensent que le corps [des justes] est appelé à réssusciter pour jouir pendant mille ans, en attendant le jugement final, des plaisirs de la chair et de la table".
Effectivement, JEROME avait décrit (et caricaturé ?) le Royaume terrestre futur tel que se l'imaginent les ébionites:
"délices de la chair, de la luxure et des toutes les voluptés du corps... l'esclavage de tous les autres peuples à leur service et la jouissance de la beauté de femmes... des jeunes femmes et des petits garçons pour leur plaisir";
d'autre part, le rapprochement avec le texte coranique est fondé, en tout cas à propos du Ciel, où
"coulent des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent" (s. 47,15);
et ce qui a trait aux jouissances bisexuelles évoquées à propos des ébionites se lit en divers autres versets. (Le Messie et son Prophète, Edouard-Marie Gallez, Tome 1, p.267)


Le paradis bisexuel tel qu'il est décrit dans le qu'ran,

2.25
Annonce à ceux qui croient et pratiquent de bonnes oeuvres qu'ils auront pour demeures des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux; chaque fois qu'ils seront gratifiés d'un fruit des jardins ils diront: ‹C'est bien là ce qui nous avait été servi auparavant›. Or c'est quelque chose de semblable (seulement dans la forme); ils auront là des épouses pures, et là ils demeureront éternellement

3.15
Dis: ‹Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela? Pour les pieux, il y a, auprès de leur Seigneur, des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, et aussi, des épouses purifiées, et l'agrément d'Allah.› Et Allah est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs,

4.57
Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes oeuvres, bientòt Nous les ferons entrer aux Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux. Ils y demeureront éternellement. Il y aura là pour eux des épouses purifiées. Et Nous les ferons entrer sous un ombrage épais

37.48,49
Et Ils auront auprès d'eux des belles aux grandes yeux, au regard chaste,
semblables au blanc bien préservé de l'oeuf.

44.54
C'est ainsi! Et Nous leur donnerons pour épouses des houris aux grands yeux.

52.20,24
accoudés sur des lits bien rangés›, et Nous leur ferons épouser des houris aux grands yeux noirs,
Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis.
Nous les pourvoirons abondamment des fruits et des viandes qu'ils désireront.
Là, ils se passeront les uns les autres une coupe qui ne provoquera ni vanité ni incrimination.
Et parmi eux circuleront des garçons à leur service, pareils à des perles bien conservées.

55.56,58
Ils y trouveront [les houris] aux regards chastes, qu'avant eux aucun homme ou djinn n'aura déflorées.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?
Elles seront [aussi belles]: que le rubis et le corail.

55.70,72
là, il y aura des vertueuses et des belles.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?
des houris cloîtrées dans les tentes,

56.22,24
Et ils auront des houris aux yeux, grands et beaux,
pareilles à des perles en coquille.
en récompense pour ce qu'ils faisaient.

56.35,38
C'est Nous qui les avons créées à la perfection,
et Nous les avons faites vierges,
gracieuses, toutes de même âge,
pour les gens de la droite,

78.31,33
Pour les pieux ce sera une réussite:
jardins et vignes,
et des (belle) aux seins arrondis, d'une égale jeunesse,

Les musulmanes devront se contenter d'observer leurs maris les tromper avec d'autres femmes et de jeunes garçons ou pourquoi pas se convertir au lesbianisme étant donné que l'islam ne l'a jamais interdit ?

L'analyse de Luxenberg est sans doute correcte. L'ébionisme a probablement influencé à un moment ou à un autre la tradition musulmane et par conséquent l'interprétation qu'ranique aussi jusqu'à modifier le qu'ran en lui-même, en changeant totalement le sens d'un verset.
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Eddelssi

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Lun Juil 26 2010, 12:13

J'espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes de l'Al-coran, qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes.

Lettre au Cheikh El-Messiri (11 fructidor an VI), Correspondance de Napoléon Ier, Napoléon Bonaparte, éd. H. Plon, 1861, t. 4, partie Pièce N° 3148, p. 420


Son influence politique et civilisatrice fut véritablement immense. Avant Mahomet, l'Arabie se composait de provinces indépendantes et de tribus toujours en guerre; un siècle après son apparition, l'empire des Arabes s'étendait de l'Inde à l'Espagne, et dans toutes les villes ou flottait la bannière du prophète, la civilisation brillait d'un étonnant éclat. C'est qu'en effet l'islamisme est une religion les plus compatibles avec les découvertes de la science, et une des plus aptes en même temps à adoucir les moeurs et à faire pratiquer la charité, la justice et la tolérance. [...] Loin d'avoir été imposé par la force, le Coran ne s'est répandu que par la persuation. Il est évident d'ailleurs que la persuation seule pouvait amener les peuples qui ont vaincu plus tards les Arabes, comme les Turcs et les Mongols, à l'adopter.

La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre deuxième, chapitre deuxième, Le Coran, p. 84-85


Aussi souvent que nous le lisons, au départ et à chaque fois, il nous repousse. Mais soudain il séduit, étonne et finit par forcer notre révérence. Son style, en harmonie avec son contenu et son objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ainsi ce livre continuera d'exercer une forte influence sur les temps à venir.

Goethe dans Dictionary of Islam (1886), Thomas Patrick Hughes (trad. Wikiquote), éd. Laurier Books Ltd, 1996 (ISBN 8120606728), p. 526


Le Coran abonde en excellentes recommandations morales et préceptes, sa composition est si fragmentaire qu'on ne peut tourner une page sans trouver des maximes que tous les hommes doivent approuver. Cette construction fragmentaire génère des textes, des leitmotivs, et des règles absolues en elles-mêmes, qui conviennent à l'homme, quel qu'il soit, à n'importe quel moment de sa vie.


A History of the Intellectual Development of Europe, John William Draper (trad. Wikiquote), éd. Harper, 1863, p. 254


Le Coran n'enseigne nulle part l'intolérance; il reconnaît la mission de Moïse, celle de Jésus-Christ; il dit que Dieu a donné à chaque peuple la loi qui lui convient, mais qu'il a envoyé Mahomet aux Arabes. Quoi de plus conciliant?.

La guerre et la paix (1861), Pierre-Joseph Proudhon, éd. E. Dentu, 1861, t. 2, p. 329


En tant que monument littéraire le Coran parle de lui-même, une production unique dans la littérature arabe, qui n'a pas de précurseur ni de successeur dans son propre idiome. Les musulmans de tous âges s'accordent pour proclamer son inimitabilité pas seulement par rapport à son contenu mais aussi par rapport à son style.

Arabic Literature, An Introduction (1926), Hamilton Alexander Rosskeen Gibb (trad. Wikiquote), éd. Clarendon Press, 1963, p. 36


Je crois que sont gravés dans le Coran et dans d'autres expressions de la vision islamique, de vastes entrepôts de la divine vérité dont moi et d'autres occidentaux avons encore beaucoup à apprendre, et l'Islam est certainement un puissant candidat dans l'apport de la structure fondamentale de la religion du futur.

Islam and Christianity Today: A Contribution to Dialogue, William Montgomery Watt (trad. Wikiquote), éd. Routledge Kegan & Paul, 1983, p. 9


Si vous lisez le Coran, c'est une évidence... le concept d'amour et de fraternité comme guides spirituels de l'humanité.

Tony Blair, 29 mars 2000, dans Blair: Koran inspired me (Le Coran m'a inspiré), paru Site BBC News, Tony Blair (news.bbc.co.uk).


J'ai lu personellement le message du Coran, dans la mesure où il peut être traduit. Et le Dieu du Coran est miséricordieux, bon et pacifique.

Tony Blair, 5 octobre 2001, Islamabad, dans Conference entre Tony Blair et le président du Pakistan Musharraf, paru Site officiel Prime Minister, Tony Blair (www.number10.gov.uk).






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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mar Aoû 03 2010, 04:08

Le chiffre : 40 000 convertis en France.

La France compterait plus de 40.000 convertis à l'islam (3.600 conversions par an). Selon Loïc Le Pape, doctorant à l'École des hautes études en sciences sociales de Marseille, un tiers sont des convertis mystiques, un tiers le sont par proximité avec des musulmans, et un autre tiers par le mariage avec un conjoint musulman. Parmi ces convertis, des personnalités du sport et du show-biz : Franck Ribéry, Nicolas Anelka, Akhenaton, Diam's, Maurice Béjart.
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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mar Aoû 03 2010, 04:11

ILS ONT CHOISI L’ISLAM COMME RELIGION "Admin Sara" convertie en 2008: Mon cœur est dans l’Islam.

Ce fut un long chemin pour moi. J’ai été baptisée catholique, j'ai fréquenté les groupes de prières également mais au fond de mon coeur, je savais que cela n'était pas ce que je recherchais. J'ai longtemps erré dans le doute.
Puis un cousin de la famille de mon mari décède. Je me suis retrouvée à la morgue alors que je n’aurais pas dû y entrer
C’est la première fois que je me trouvais face à la mort et j'ai eu une révélation. J'ai compris que l'on était rien, que la vie était éphémère. Je le savais déjà mais lorsque l'on se trouve face à la mort c'est encore plus fort. Et delà j'ai pris le chemin de la foi. Je suis partie voir mon père qui refuse en bloc l'Islam. Je ne peux mettre mon foulard chez lui et nous devons manger comme lui. Lorsque je suis rentrée chez moi, j'ai eu beaucoup de doute puis j'ai fait des songes qui m'ont confirmé que j'étais dans la bonne voie. Aujourd'hui je suis sereine et heureuse grâce à Dieu qui me guide chaque jour.
Les regards ont changé autour de moi. Une femme à l'école, me voyant avec mon foulard m'as dit : «Ton mari t'a bien dressée». Je vous avoue que ses propos m'ont choquée.
Mon mari m'épaule dans mon chemin. Ma conversion a été mûrement réfléchie et pesée et je suis heureuse d'avoir retrouvé mon chemin. Dieu est grand et il nous guide chaque jour. Mon mari dit très souvent "connaître le chemin et arpenter le chemin sont deux choses différentes". Nous connaissons le chemin mais lorsque nous l'arpentons c'est une chose beaucoup plus difficile parce qu'il faut rester dedans. Je suis convaincue et lorsque la vérité apparaît devant nos yeux, on ne peut pas la renier.
Maintenant mon but est de rester musulmane
Mais je n'ai plus de doute et je sais que Dieu va m'aider a accomplir mon devoir.

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mar Aoû 03 2010, 04:15

Patrimoine de l’Islam : Mosquée de Niujie (Pékin)



La mosquée de Niujie fut construite en 996 par Nazruddin, un savant arabe fonctionnaire de la dynastie Liao. C'est la plus vieille et plus grande mosquée de Pékin.
L'édifice a été agrandi et rénové sous les dynasties Yuan, Ming et Qing et se caractérise par sa disposition symétrique orientée est-ouest.
Etendue sur 6.000 m2, la mosquée est un mélange d'architectures chinoise et orientale qui abrite deux salles des prières, pour les hommes et pour les femmes, qui peuvent accueillir 1000 personnes, une tour observatoire, un minaret, une salle de lecture, une salle d'Ecritures Saintes et un hammam.
Depuis la proclamation de la République populaire de Chine en 1949 , la mosquée a subi des travaux de rénovations en 1955, 1979 et 1996.
La mosquée est située dans la rue de la Vache (Niu jie), district de Xuanwu, du côté ouest de la "ville chinoise" au centre de Pékin. Elle dessert la très nombreuse communauté musulmane chinoise, principalement de nationalité Hui, du quartier. Elle est ouverte aux visiteurs, sauf les salles de prières réservées aux musulmans.

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MessageSujet: Ces occidentaux qui menent une guerre contre islamistes   Mar Aoû 03 2010, 19:37



C'est fait c'est dit : le premier ministre français, François Fillon, a assuré ce mardi matin sur Europe 1 que "le combat va se renforcer" contre l'organisation Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui a revendiqué l'exécution de l'otage français, Michel Germaneau, 78 ans, qu'elle retenait dans le Sahel depuis avril.

Au même moment, en Mauritanie, Bernard Kouchner s'engageait à poursuivre la lutte contre le terrorisme
Ces deux déclarations viennent en écho à celles du président Nicolas Sarkozy qui avait promis lundi que cet "acte barbare" ne resterait pas "impuni" à l'issue d'un conseil de sécurité et de défense réunissant des responsables ministériels et du renseignement. Enlevé le 19 avril dans le nord du Niger, puis tombé entre les mains d'Aqmi, Michel Germaneau, 78 ans, était détenu au Mali par une cellule dirigée par Abdelhamid Abou Zeïd qui avait déjà tué, il y a 13 mois, un otage britannique, Edwin Dyer.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner est arrivé lundi soir dans la région pour examiner avec les autorités locales et les ambassadeurs de France "les mesures de sécurité à prendre pour les Français", mais, en fait, pour étudier la possibilité d'une intervention militaire sous couverture d'une " collaboration" avec la Mauritanie.
Il a d’ailleurs annoncé que la France renforcerait sa coopération militaire avec Nouakchott.
La France avait participé à un raid de jeudi 22 juillet contre une base d’al-Qaïda.
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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mar Aoû 03 2010, 19:40

L'ignoble crime commis par les illuminé islamistes sur un français de 78 ans doit ètre vigoureusement condamné.Les états du Sahel sont incapables de faire face à une poignée de terroristes islamiste sanguinaires sans l'aide du monde libre.Je suis favorable à toute intervention étrangére visant à éradiquer cette vermine d'un autre àge.Il y a environ deux cents terroristes dans cette région qui s'en prennent làchement à des toursites et à des vieux.Quel courage!Mais la lutte contre le terrorisme intégriste sera vaine si l'on ne s'attaque aux racines du mal,c'est à dire l'idéologie obscurantiste que propagent les états arabes.L'école,l'université,la mosquée,les médias publiques sont au service exclusif de l'islam des ténèbres.
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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mer Aoû 04 2010, 03:00

Le Pacifisme de l'Islam.

Selon le Coran, la guerre constitue une "obligation non désirée" qui doit être absolument menée dans le respect des valeurs morales humaines, et à laquelle il ne faut recourir qu'en dernière instance.

Dans un verset, il est rapporté que ceux qui commencent les guerres, que Dieu désapprouve, sont les incroyants:

… Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64)

Un examen attentif de la vie du Prophète Muhammad montre que la guerre est un moyen de défense employé seulement dans des situations inéluctables.

La révélation du Coran à notre Prophète s'est faite en 23 années. Pendant les 13 premières années de cette période, les musulmans, alors minoritaires, ont vécu à la Mecque sous une autorité païenne. Ils firent face à de nombreuses oppressions. Nombre d'entre eux ont été harcelés, maltraités, torturés, et même assassinés, leurs maisons et leurs biens pillés. En dépit de cela, les musulmans ont mené leurs vies sans recourir à la violence et ont toujours appelé les païens à la paix.

Quand l'oppression devint insupportable, les musulmans durent émigrer à Yathrib, rebaptisée plus tard Médine, où ils purent établir dans un environnement plus paisible et libre, leur propre ordre. L'établissement de leur propre système ne les a d'ailleurs jamais incités à prendre les armes contre les païens agressifs de la Mecque. C'est seulement après la révélation suivante que le Prophète a commandé à son peuple de se préparer à la guerre:

Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir - ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: "Allah est notre Seigneur". (Le Coran, sourate al-Hajj, versets 39-40)

Ainsi, il a été permis aux musulmans de faire la guerre seulement parce qu'ils étaient opprimés et soumis à la violence. Autrement dit, Dieu a accordé la permission de faire la guerre uniquement à des fins défensives. Dans d'autres versets, les musulmans sont mis en garde contre le recours inutile à la provocation ou à la violence:

Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs! (Le Coran, sourate al-Baqara, verset 190)

Après les révélations de ces versets, des guerres ont eu lieu entre les musulmans et les Arabes païens. Jamais, cependant, les musulmans ne provoquèrent eux-mêmes ces conflits. Notons que notre Prophète a établi un environnement social paisible pour les musulmans en signant un accord de paix (la trêve de Hudaybiya) avec les païens dont il accepta la plupart des requêtes. Pourtant, les païens violèrent l'accord, provoquant ainsi une nouvelle guerre. Néanmoins, les conversions à l'islam se multipliant rapidement, les armées islamiques devinrent très puissantes. Notre Prophète conquit alors la Mecque sans violence et dans un esprit de tolérance. S'il avait voulu, notre Prophète aurait pu se venger des leaders païens de la Mecque. Il n'en fit cependant rien. Il ne leur fit aucun mal, leur pardonna et les traita avec grande tolérance. Les païens, qui se convertiront plus tard à l'islam par leur propre volonté, ne purent qu'admirer le caractère noble du Prophète.

Les principes islamiques proclamés par Dieu dans le Coran expliquent cette politique paisible et empreinte de tempérance du Prophète Muhammad. Dans le Coran, Dieu commande aux croyants de traiter d'une manière juste et amène même ceux qui ne sont pas musulmans:

Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. (Le Coran, sourate al-Mumtahana, versets 8-9)

Les versets ci-dessus indiquent l'attitude d'un musulman à l'égard des non-musulmans. Il doit traiter gentiment tous les non-musulmans et s'abstenir de se lier d'amitié avec seulement ceux qui montrent une attitude hostile envers l'islam. Au cas où cette hostilité causerait des attaques violentes menaçant l'existence des musulmans, à savoir une guerre contre eux, alors les musulmans doivent répondre justement en considérant les dimensions humaines de la situation. L'islam interdit toutes les formes de barbarisme, d'actes de violence gratuite et d'agressions injustes. Dans un autre verset, Dieu avertit les musulmans et rappelle que la rage éprouvée à l'égard des ennemis ne doit pas les amener à l'injustice:

Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset Cool


La signification de la notion de "djihad"

Le concept de "djihad" mérite d'être clarifié, eu égard au thème de cet article.

La signification exacte de "djihad" est "l'effort". Autrement dit, en Islam, "accomplir le djihad" veut dire "faire des efforts, lutter". Notre Prophète a expliqué que le plus grand djihad est celui "qu'une personne effectue contre soi-même". Ce que l'on entend ici par "soi-même" ce sont les désirs et les ambitions égoïstes de chacun. Lutter intellectuellement contre des vues antireligieuses et athées est également une forme de djihad, au sens fort du terme.

Hormis ces significations idéologiques et spirituelles, la lutte dans le sens technique - la lutte armée - est également considérée comme un "djihad". Cependant, comme nous l'avons vu précédemment, cette lutte ne doit être menée qu'à des fins défensives. L'utilisation du concept de "djihad" pour des actes d'agression contre des innocents, en somme la terreur, est une grande déformation et une injustice.


La miséricorde, la tolérance et l'humanisme selon l'islam.

La "doctrine politique islamique" (c'est-à-dire, les principes et décrets islamiques sur des sujets politiques) est au plus haut point pacifique et modérée. Nombre d'historiens et de théologiens non-musulmans le confirment. L'historienne britannique, Karen Armstrong, ancienne nonne et célèbre experte en l'histoire d'Orient, fait le commentaire suivant, dans son livre Holy War (La guerre sainte), qui traite de l'histoire des trois grandes religions:

... Le mot l'islam vient de la même racine arabe que le mot la paix et le Coran réprouve la guerre comme un événement anormal contraire à la volonté de Dieu: "Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre." (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64) L'islam ne justifie pas la guerre ou l'extermination agressives, comme la Torah fait dans les cinq premiers livres de la Bible. Religion plus réaliste que le christianisme, l'islam déclare que la guerre est inévitable et parfois une obligation positive pour mettre fin aux oppressions et à la souffrance. Le Coran enseigne que la guerre doit être limitée et conduite de la façon la plus humaine possible. Mohammed a dû combattre non seulement les habitants de la Mecque mais également les tribus juives de la région et des tribus chrétiennes en Syrie qui alliées aux juifs planifiaient une attaque contre lui. Pourtant ceci n'a pas poussé Mohammed à dénoncer les gens du livre. Ses musulmans ont été forcés de se défendre mais ils n'ont pas livré une guerre sainte contre la religion de leurs ennemis. Quand Mohammed a envoyé Zaid contre les chrétiens à la tête d'une armée musulmane, il leur a dit de combattre pour la cause de Dieu bravement mais d'une manière humaine. Ils ne devaient pas molester les prêtres, ni les moines, ni les nonnes, ni les personnes faibles et impuissantes qui ne pouvaient pas combattre. Il ne devait y avoir aucun massacre des civils. Les musulmans ne devaient abattre aucun arbre ni démolir un seul bâtiment. C'était très différent des guerres de Josué.1

Après la mort de notre Prophète, les musulmans ont continué à traiter les adeptes des autres religions avec tolérance et respect. Les Etats islamiques sont devenus la maison sûre et libre des juifs et des chrétiens. Après la conquête de Jérusalem, Omar soulagea les chrétiens qui craignaient d'être massacrés en leur expliquant qu'ils étaient en sûreté. Il visita même leurs églises et déclara qu'ils pourraient continuer à pratiquer leur culte librement.

En 1099, quatre siècles après la conquête de Jérusalem par les musulmans, la ville fut envahie par les Croisés, qui passèrent tous les habitants musulmans au fil de l'épée. Pourtant, allant à l'encontre de ce que craignaient les chrétiens, Saladin, le général musulman qui s'empara de Jérusalem en 1187, ne fit de mal à aucun civil et défendit à ses soldats le pillage. D'ailleurs, il permit aux citoyens chrétiens de prendre tous leurs biens et de quitter la ville en sécurité.


Un portrait de tolérance envers les chrétiens dans les terres de l'Islam.
Les périodes du règne des Turcs Seljukides et de l'Empire ottoman ont été également marquées par la tolérance et la justice de l'islam. Comme chacun le sait, les juifs, expulsés de l'Espagne catholique, trouvèrent la paix qu'ils ont recherchée sur les terres de l'Empire ottoman, où ils se sont réfugiés en 1492. Sultan Mehmed, le conquérant d'Istanbul, a également donné aux juifs et aux chrétiens leur liberté religieuse. Concernant les pratiques tolérantes et justes des musulmans, l'historien A. Miquel dit: Les chrétiens ont été gouvernés par un Etat très bien géré, qui était quelque chose qui n'existait pas dans l'empire byzantin ou dans la souveraineté latine. Ils n'ont jamais été soumis à une oppression systématisée. Au contraire, l'empire, et tout d'abord Istanbul, est devenu un refuge pour les juifs espagnols torturés. Ils n'ont jamais été forcés à accepter l'islam.2

John L. Esposito, professeur de religion et de politique internationale à l'Université de Georgetown, fait un commentaire similaire:

Pour plusieurs populations non-musulmanes dans les territoires byzantins et persans déjà soumises aux gouverneurs étrangers, le règne islamique a signifié un changement de gouverneurs, les nouveaux étant souvent plus souples et plus tolérants, plutôt qu'une perte de l'indépendance. Plusieurs de ces populations ont même joui d'une plus grande autonomie locale et ont souvent payé des impôts inférieurs... En ce qui concerne la religion, l'islam s'est montré plus tolérant, accordant une plus grande liberté religieuse aux juifs et aux chrétiens indigènes.3

Tel qu'il est ainsi clairement noté, l'Histoire n'a jamais témoigné contre les musulmans "faiseurs de turpitude". Au contraire, ces derniers ont apporté la sécurité et la paix aux gens de toutes les nations, de toutes les croyances, vivant dans le grand territoire sur lequel ils ont régné.

En bref, la compassion, la paix et la tolérance constituent les valeurs morales principales du Coran et l'islam vise à supprimer la turpitude de la surface de la terre. Les commandements du Coran et les pratiques des musulmans à travers l'Histoire sont très clairs, et ne laissent de fait planer aucun doute.
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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mer Aoû 04 2010, 04:24

Ces Français convertis à l’Islam.

Depuis les années 80, la France voit bon nombre de ses concitoyens embrasser l’Islam. Les conversions se comptent aujourd’hui par centaines de milliers et chacun à dans son entourage, voir dans sa famille a un personne convertie à l’Islam. Les conversions à l’Islam touchent tous les milieux sociaux : Ingénieurs, artisans, entrepreneurs, commerçants, célibataires, couples, catholiques, chômeurs, fonctionnaires, médecins, architectes, mécaniciens, retraités….

Plusieurs facteurs favorisent les conversions à l’Islam de « français de souche » :
- la mixité des populations dans le quartiers populaires
- l’absence d’éducation religieuse à l’école laïque et dans la majorité des familles françaises
- la diabolisation de l’Islam par les médias qui contredit ce que les gens vivent au quotidien
- les mariages mixtes
- les voyages dans les pays musulmans


Pour ces nouveaux musulmans l’Islam est une renaissance et source de bien être. Allah dit dans le Saint Coran (sens de la traduction) : »N’est-ce pas que les cœurs se tranquillisent au rappel d’Allah ? » (sourate 13, verset 38)

Comme on a pu le voir récemment avec la conversion de la chanteuse Diam’s, bien souvent ces conversions s’accompagnent d’incompréhension voir discrédit de la part de la société et des familles mais cela n’arrête en rien ces nouveaux croyants.
Leur « francitude » est aussi remise en cause par leur compatriotes qui voient en la conversion à l’Islam, l’adoption de la culture/mode de vie arabe et l’abandon des valeurs françaises. Bien au contraire, au milieu d’Algériens Marocains Sénégalais Turcs Maliens… les français convertis ont développé un nouvelle relation avec leur pays, cette « francitude » n’a fait que de se renforcer.

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mer Aoû 04 2010, 04:28

40 000 convertis à l’Islam en France ?

Tout le monde parmi les musulmans connaît un converti à l’Islam dans son entourage, ils font désormais partis du paysage quotidien de l’Islam en France.
Le journal le Télégramme vient de paraitre un court article rapportant les propos de Loïc Le Pape, doctorant à l’École des hautes études en sciences sociales de Marseille, selon lesquels il y auait plus de 40 000 convertis à l’Islam en France (3600 conversions par an)

Il n’existe pas de statistiques officielles sur le sujet et les chiffres diffèrent selon les sources. En 2006, le journal l’Express rapportait dans un article qu’à l’époque il y avait déjà plus de 60 000 convertis, rajoutons 3600 X 4ans et vous obtenez environs 74 400 convertis en 2010.

N’en reste pas moins qu’au quotidien on a vraiment l’impression qu’il y a beaucoup plus de convertis qu’on le pense. Nous cacherait on les vrais chiffres ???

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MessageSujet: Re: Ces Occidentaux qui embrassent l’Islam.   Mer Aoû 04 2010, 04:36

Interview de la Soeur Elodie, agressée parce qu’elle portait le niqab.

Alors qu’elle faisait les magasins en famille, la sœur Élodie s’est faite agressée Samedi par une avocate et sa fille. L’affaire a fait couler de l’encre dans la presse écrite, chacun y allant de sa version. Nous avons souhaité donner la parole à Élodie afin qu’elle nous éclaire sur le sujet, nous la remercions au passage pour la confiance qu’elle nous a accordée.

AJIB.Fr – Depuis quand portez vous le niqab et qu’est ce qui vous a amené à prendre cette décision ?

Je porte le niqab depuis plus d’un an. Étant a l’origine de confession chrétienne très pratiquante, j’ai eu des doutes vers l’age de 15 ans. J’ai cherché la vérité, puis j’ai rencontré l’islam. N’étant pas née dans une famille musulmane, j’ai du apprendre par moi même, dans les livres entre autre, qui m’ont enseigné l’islam de la théorie à la pratique. Puis avec le temps, j’ai commencé à porté le voile puis le jilbab puis le niqab, c’est pour moi une obligation religieuse étant donnée les lectures que j’ai pu faire du Coran et les explications que j’ai pu lire dans un grand nombre de livres !

AJIB.fr – Comment a réagit votre famille, vos proches ainsi que votre mari ?
Je voulais porter le niqab il y a quelques années déjà mais mon mari était contre, puis il y a un an, j’ai décidé de le porter par soumission a Dieu et ce peu importe l’avis de mon entourage. Pour ma famille, il n’y a eut aucun problèmes, m’a mère m’accepte quelque soit mes choix !

AJIB.fr – Pouvez vous nous dire ce qu’il s’est passé au magasin ?

Alors que je sortais du magasin avec mes trois filles de 2 ans, 4 ans et 6 ans pour rejoindre mon mari, j’ai croisé à la sortie ces 2 femmes qui me désignant se disaient « regarde belphégor », » on est en france ici »
Mon mari ayant entendu ces propos, s’est précipité vers les femmes pour leur dire qu’il était inacceptable de parler ainsi. Je dis alors a mon mari de laisser tomber, que ce n’est pas grave… mais l’avocate a re-enchérie avec un » retourne dans ton pays ». Mon mari lui dit alors que je suis française, je lui ai également indiqué mon nom et prénom, ce qui l’énerva encore plus.
Sa fille repoussa alors à plusieurs reprises mon mari en lui disant d’arrêter de regarder sa mère, j’ai alors repoussé le bras de la jeune femme qui m’a aussitôt giflé. Je l’ai giflé alors a mon tour, puis mon mari est sorti avec mes enfants choqués par la scène. L’avocate m’attrapa ensuite par le voile et me secoua dans tous les sens, elle était vraiment acharnée et déterminée a m’arracher mon voile. Bien que les vendeuses essayèrent de la retenir, elle continua jusqu’à ce que les attaches de mon niqab soient en morceaux puis relâcha mon voile. Elle m’a par la suite dit que c’était une question de sécurité, j’ai alors soulevé mon jilbab jusqu’à la taille en lui disant que je n’avais pas de bombe sur moi et les mots ont continué jusqu’à l’arrivée des gendarmes !

AJIB.fr – Au quotidien vous sentez vous en sécurité ?
Je ne me sens plus du tout en sécurité, on ne sait pas ce qu’il peut se passé aujourd’hui ! C’est dur d’en arriver là dans son propre pays !

AJIB.fr – Que pensez vous du projet de loi d’interdiction du port du voile intégral ?

Je trouve que le projet de loi d’interdiction du voile intégral est inadmissible, c’est anti-constitutionnel et j’espère que le Conseil d’Etat agira en conséquence ! Cette loi nous enfermera, moi et toutes les femmes qui n’accepteront pas de le retirer. Nous serons en prison pour seul crime, porter un « morceau de tissu » et pour avoir obéi a la constitution des droits de l’homme tout simplement.
Selon l’article 18 de la Convention Européenne des droits de l’Homme toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

On nous fait croire que la France est le pays des libertés mais c’est tout le contraire et j’ai peur que ça deviennent de pire en pire pour nous les musulman(e)s. Il faut être uni, ne pas laisser tomber et être fort.
Votre sœur Élodie

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