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 Sidi Ali Bounab (Boumerdès) : Les villageois veulent sortir

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Azem



Nombre de messages : 113
Date d'inscription : 26/05/2010

MessageSujet: Sidi Ali Bounab (Boumerdès) : Les villageois veulent sortir    Mar Juil 20 2010, 17:02



Alors que le barrage de Taksebt alimente Alger, l'aqueduc (sous terrain construit par Lavallin) passe sous leur nez sans y avoir droit à un branchement. C'est encore le cas de plusieurs villages et communes de Boumerdes ou de Tizi Ouzou. Comme Taourga, Afir, Sidi Daoud, etc...



source : el watan 20 juillet

Sidi Ali Bounab (Boumerdès) : Les villageois veulent sortir de l’oubli

Longtemps oubliés, les habitants des villages d’Aït Slimane, Ihamadène et Iouaryachen, perchés sur le versant sud des monts de Sidi Ali Bounab, semblent décidés à prendre leur destin en main, d’affronter la réalité et les multiples problèmes auxquels ils font face depuis plusieurs années.

L’élan de solidarité et la volonté dont ont fait preuve les villageois de cette région pour changer leur vécu, devraient servir d’exemple pour tous les habitants en mal de prise en charge de la part de leurs administrés. Des initiatives visant à redonner espoir et stopper l’exode rural ont été menées récemment par les habitants de cette région qui a tant souffert des affres du terrorisme et des aléas du sous-développement. Les villageois disent avoir cotisé plus de 35 millions qui ont servi à l’ouverture des pistes menant vers leurs champs d’oliveraies et les sources d’eau. « Nous avons pu ouvrir plus de 10 km de pistes. Aujourd’hui il ne reste qu’à les aménager de manière à les rendre praticables et accessibles par véhicule. Et tout cela a été fait grâce aux cotisations des villageois et à l’aide des autorités locales qui ont mis à notre disposition un bull et une quantité importante de gasoil.

Mais aussi et surtout à la disponibilité quasi-permanente du chauffeur, en l’occurrence M. Rachid Bouabida », nous dira Hocine, un responsable du comité de village d’Aït Slimane. Celui-ci note que leurs efforts ont permis également d’aménager un terrain de foot qui, bien qu’il ne soit pas encore homologué, est devenu un pôle d’attraction pour des centaines de jeunes dont certains viennent des villages de la commune d’Aït Yahia Moussa (Tizi Ouzou), tels qu’Aït Atela, Ivouhren, Tifaou. Notre interlocuteur explique que ces réalisations ont suscité un grand enthousiasme parmi les habitants. « Certaines familles ont définitivement effacé de leur esprit l’idée de quitter le village. Alors que d’autres ont regagné le bercail après avoir passé plusieurs années au niveau des centres urbains, loin de la terre de leurs aïeux », souligne-t-il. Cependant, « le combat » entamé par les habitants de cette partie de l’extrême sud-est de la wilaya pour améliorer leurs conditions de vie paraît très rude et devrait s’élargir sur tous les plans. Son aboutissement nécessite en effet beaucoup de sacrifices et l’implication de plusieurs parties, à leur tête les autorités locales. Car le travail fait par les habitants ne représente enfin qu’une goutte d’eau dans l’océan par rapport aux attentes de la population.

Problèmes en suspens
Parmi les problèmes encore en suspens, et qui minent le quotidien des villageois, figurent le manque d’eau potable, les lenteurs constatées dans d’octroi des aides du PPDRI, l’absence de couverture sanitaire, l’inexistence d’une école primaire. Les priorités diffèrent d’un village à l’autre. À Aït Slimane et Ihmedane, on insiste surtout sur l’eau potable et l’ouverture d’un groupement scolaire afin d’éviter à leurs bambins le déplacement jusqu’à Iouaryachen pour apprendre à lire et écrire. « Notre plus grand problème reste l’eau potable. Plusieurs familles ont exprimé leur souhait d’investir dans l’élevage de bétail, mais elles n’avaient pas les moyens nécessaires pour faire face au problème de la persistance de la pénurie d’eau », appuie Slimane. Avant d’ajouter : « La plupart d’entre nous s’alimentent à partir des sources naturelles, qui sont situées souvent loin de nos maisons. » « Nous avons une conduite, mais l’eau n’arrive souvent pas à notre village. Parfois, les services de l’ADE ferment les vannes dès l’arrivée de ce précieux liquide au village voisin, Iouaryachen. Les responsables locaux ont inscrit un projet d’une nouvelle conduite qui va contourner Iouaryachen, mais on a mis beaucoup de retard pour l’entamer ».

S’agissant de la deuxième préoccupation, qui consiste en l’achèvement des travaux de construction d’un groupement scolaire de trois classes, les villageois indiquent que toutes les contraintes qui ont retardé le relancement des travaux-le projet a été entamé au début des années 1990 puis abandonné en raison d’un problème foncier-sont levées, grâce au travail titanesque effectué par le comité de village. Maintenant, rien ne peut justifier les atermoiements de la direction de l’éducation quant à la satisfaction de cette revendication qui a été à l’origine de plusieurs actions de protestation au niveau de la RN12 et devant le siège de l’APC. Outre ce problème, les habitants de cette zone au relief très escarpé, se disent très lésés en matière de couverture sanitaire et réclament l’ouverture du centre de soins du village Iouaryachen pour éviter les déplacements éprouvants aux établissements sanitaires du chef-lieu, à 15 km de route, pour se soulager de leurs maux. « Ce centre a été réhabilité après le séisme et doté en équipements nécessaires et d’un logement d’astreinte, mais on a rien fait pour son ouverture. Les responsables de la santé invoquent le manque de personnel et le refus des médecins d’y travailler alors qu’il y a des dizaines de nouveaux diplômés qui attendent désespérément d’être recrutés », désapprouve un étudiant d’Iouryachen.

Les aides du PPDRI se font attendre
Combien de temps faut-il pour approuver une aide qui pourrait redonner espoir et changer la vie d’un simple paysan habitant une zone montagneuse comme celle de Sidi Ali Bounab ? Telle est la question qui taraude l’esprit de la quasi-totalité des gens ayant postulé pour une aide dans le cadre du PPDRI destiné pour cette région qui a été érigée en zone de repli pour les sbires du GSPC durant la décennie noire. Ainsi, certains habitants ayant nourri l’espoir de bénéficier de quelques ruches ou de brebis afin d’améliorer leurs revenus ou de changer de statut se sont vite remis à l’évidence de la bureaucratie algérienne. « On a déposé nos dossiers et on attend. Pour le moment on n’a contacté qu’une dizaine de demandeurs pour leur prodiguer une formation en apiculture en vue de leur octroyer des ruchers, une vingtaine pour chacun », nous dira un habitant. Interrogée, une source proche du dossier nous dira que les dossiers des bénéficiaires sont en cours de validation au niveau de la wilaya. La même source affirme que pas moins de 21 dossiers ont été déjà validés par la daïra, dont 16 aides d’apiculture, 14 ovins et 8 bovins, pour les trois villages. Cela en sus des projets collectifs qui consistent en l’aménagement des pistes, le dallage des ruelles du village Iouaryachen, l’aménagement de 4 sources naturelles et la réalisation d’une conduite d’AEP.

Par Ramdane Koubabi
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