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 L'arabe classique n'est pas la langue du Coran

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Azem



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MessageSujet: L'arabe classique n'est pas la langue du Coran    Dim Juil 18 2010, 07:40


La thèse soutenue en 2000 par Christoph Luxenberg (pseudonyme) -- publiée en allemand en 2004 et en anglais en 2007-- est assurément une révolution dans le domaine des études coraniques, une révolution dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences. Intitulée "Lecture syro-araméenne du Coran. Contribution pour décoder la langue coranique" ("Die Syro-Aramäische Lesart des Koran : Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache"), elle consiste d'abord en une méthode de lecture du texte sacré fondée sur une connaissance de la langue syro-araméenne. C'est la première fois qu'une telle approche philologique et linguistique est tentée de façon à la fois systématique et méticuleuse.

Sources : http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2007/05/16/4947746.html

L'arabe classique n'est pas la langue du Coran

Selon Luxenberg, le milieu qui a vu se développer le dernier monothéisme n'est linguistiquement ni homogène, ni monolingue. Les mots coraniques qui embarrassaient les commentateurs, les tournures de ce texte qui frisaient le "mauvais arabe" ne sont pas du "mauvais arabe" mais du "bon araméen" (ou du syro-araméen). Culturellement, il convient de parler d'une langue arabo-araméenne à laquelle Mohammad (saws) eut recours pour transmettre son message, vu que l'arabe était éparpillés en dialectes et était peu standardisé. Il a fallu attendre l'oeuvre des Grammairiens Si Bouwayh et Al Khalîl Ibn Ahmed pour que cette fixation des dialectes arabes en une langue classique soit enfin parachevée. Or, à l'époque du Prophète, il y'avait soit des dialectes arabes, soit la langue lithurgique syro-araméenne qui a servi à la christianisation de ces populations. Cette langue était même devenue une sorte de lingua franca parlée dans toute la péninsule arabique (et non seulement une langue écrite à usage lithurgique) Or, Mohammad (saws) usa des deux, ce qui donna un Coran récité en arabo-araméen. Ceux qui élaborèrent, bien après la mort du Prophète, ce que l'on appelle la Tradition, vinrent après l'oeuvre des grammairiens arabes et ne connurent que l'arabe devenu classique. La situation linguistique a beaucoup changé entre temps et l'ancienne langue syro-araméenne a complètement été suppléée par la langue du nouveau culte musulman.

Des indices historiques tendent à accréditer cette thèse de l'arabo-araméen (le Prophète aurait conseillé à ses scribes, dont Hassan Ibn Thabit, de maîtriser l'araméen et l'hébreu). Mais c'est surtout le texte coranique lui-même qui en garde une trace indélibile au travers les mots et les expressions syro-araméennes qu'il recèle. Luxenberg s'est proposé d'explorer méticuleusement cet aspect syro-araméen du Coran et en a tiré des conséquences étonnantes.

« À cette époque, il n'y a avait pas d'écoles arabes – excepté probablement, dans les centres urbains chrétiens de al-Anbar et al-Hira dans le sud de la Mésopotamie, dans ce qui constitue aujourd'hui l'Irak. Les Arabes de cette région avaient été christianisés et instruits par des chrétiens de Syrie. Leur langage liturgique était syro-araméenne. Cette langue était le véhicule de leur culture et plus généralement la langue de la communication écrite. »


« Au commencement du IIIe siècle, les chrétiens de Syrie ne se contentaient pas de porter leur mission évangélique aux pays limitrophes, comme l’Arménie ou la Perse. Ils allaient jusque dans des contrées éloignées, jusqu'aux confins de la Chine et la côte Ouest de l'Inde, en plus de la totalité de la Péninsule arabique, jusqu'au Yémen et l'Éthiopie. Il est ainsi plus probable que, en vue de porter le message chrétien aux peuples arabes, ils aient utilisés, entres autres langues, la langue des Bédouins, c'est-à-dire l'arabe. Afin de répandre les Évangiles, il leur fut nécessaire d'utiliser un mélange de langues. Mais à une époque où l'arabe était un ensemble de dialectes qui n'avaient pas de forme écrite, les missionnaires n'avaient pas d'autre choix que de recourir à leur propre langue littéraire et à leur propre culture, c'est-à-dire au syro-araméen. Le résultat fut que la langue du Coran est née dans une langue arabe écrite, qui cependant était une langue dérivée de l'arabo-araméen. »
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Eddelssi



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MessageSujet: Re: L'arabe classique n'est pas la langue du Coran    Dim Juil 18 2010, 11:23

Le Coran est écrit dans la langue arabe que parlaient les Koréchites au moment où le prophète Mohamed, que le salut soit sur lui,leur fut envoyé.Cette même langue fut parlée par les poètes arabes bien avant la venue du prophète.D'ailleurs,les éxégètes du Coran reviennent aux poésies de ces hommes pour expliquer certains mots difficiles.
Comme toute autre langue,la langue arabe contenait des mots empruntés à d'autres langues.Voilà toute la question.
إِنَّآ أَنْزَلْنَاهُ قُرْآناً عَرَبِيّاً لَّعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ
وَإِنَّهُ لَتَنزِيلُ رَبِّ الْعَالَمِينَ
نَزَلَ بِهِ الرُّوحُ الْأَمِينُ
عَلَى قَلْبِكَ لِتَكُونَ مِنَ الْمُنذِرِينَ
عَلَى قَلْبِكَ لِتَكُونَ مِنَ الْمُنذِرِينَ

"Une lecture anthropologique est nécessaire pour une meilleure compréhension du Coran, qui contient beaucoup d'emprunts de termes non arabes, en particulier de la langue syro-araméenne. Al-Zarkashî citant Ibn ‘Abbâs :

« L’opinion d’Ibn ‘Abbâs, de ‘Ikrima et d’autres encore est que l’on trouve dans le Coran du non-arabe. Entrent dans cette catégorie : al-tûr, “la montagne” en syriaque ; tafaqâ, “se diriger vers” en romain ; qist et qistâs, “la justice” en romain ; innâ hudnâ ilayka (Coran, VII : 156), “nous nous repentons” en hébreu ; sijill, “livre” en persan ; raqîm, “planche” en romain ; muhl, “résidu de l’huile” dans la langue du Maghreb ; sundus, “rideau transparent” en hindou ; istabraq, “gros” en persan, sans le q ; sarî, “petite rivière” en grec, etc. »

Le dinar et le dirham, deux mots de racine grecque se trouvent aussi dans le Coran. Sont aussi empruntés au lexique grec, la « sema » (signe ou marque d’où « sémantique »), ou « zukhruf, » le titre d’une sourate (de « zoghrophiô », « je peins », « je décore », « j’enjolive »).
"wikipedia"
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Azem



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MessageSujet: Taha Hussein pensait autrement   Dim Juil 18 2010, 19:41

Taha Hussein avait démontré que la poésie dite anté-islamique (jahiliya) avait en fait été écrite bien après l'avénement du Coran (voir ci-dessous). Donc cette langue de la poésie arabe ne pouvait en aucun cas avoir influencé l'écriture du Coran.


De la poésie anté-islamique

L'apparition du livre de Taha Hussein, un autre lauréat d’Al Azhar avait soulèvé le tollé. Si les gardiens du dogme religieux crient au scandale, c’est parce que De la poésie anté-islamique provoque un véritable séisme culturel dans une Égypte en plein questionnement. Diplômé d’Al Azhar et formé à la Sorbonne par le sociologue Émile Durkheim, Taha Hussein a tenté d’appliquer à la littérature arabe les méthodes modernes de la recherche scientifique. Dans son livre, il conteste l’authenticité et l’existence même de la poésie anté-islamique. Pour lui, cette poésie a été inventée et créée après l’avènement de l’islam, pour des considérations politiques, ethniques ou religieuses. Le but était d’inscrire, dans le marbre de la poésie, la supériorité d’une tribu sur les autres, de renforcer le prestige d’un clan, ou simplement de servir les intérêts du pouvoir en place. Taha Hussein juge que le seul texte qui traduit d’une façon claire et cohérente la culture et la mentalité des Arabes avant l’islam est le Coran. L’essai est iconoclaste et son mérite est d’avoir établi de nouveaux rapports avec des textes hérités du passé, auparavant érigés en monuments intouchables et sacrés. De la poésie anté-islamique a été accueilli par des réactions parfois hystériques, comme celle de ce député égyptien qui avait demandé la lapidation de l’auteur. Ce dernier a d’ailleurs été jugé pour “atteinte à l’islam et outrage au Coran” avant d’être innocenté. Et à l’époque, l’Université du Caire avait racheté toutes les copies du livre.
De Taha Hussein
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MessageSujet: Re: L'arabe classique n'est pas la langue du Coran    Lun Juil 19 2010, 10:56

كثيرا ما تطرق اسماعنا ألقاب من قبيل ..أمير الشعراء ..الإمام الأكبر ...عميد الأدب العربي و غيرها من الألقاب التي لا تعد و لا تحصى ...و مع الاسف تعودنا كشعوب على تقبل هذه الالقاب و ترديدها باستمرار كما لو أنها قرآن مقدس ....
و لنا ان نسأل , من أطلق هذه الألقاب ؟؟ و من يملك الحق في تقرير ان هذا او ذاك هو امير الشعر او عميد الادب اووووو...؟؟؟ و على أي اساس اطلقت هذه الألقاب ؟؟!! و هل لها علاقة ما بالظروف السياسية لهذا البلد او ذاك ؟؟ و هل للأيديولوجيا دور في هذا ؟؟

من هذه الألقاب الشائعة و التي قد يعتبرك البعض ساذجا اذا لم تؤمن بها لقب " عميد الأدب العربي " و الذي اطلق على الكاتب المصري الراحل طه حسين الذي ذاع صيته شرقا و غربا بفضل الدعاية الرسمية التي حولته الى قديس في الادب العربي , بحيث ان من ينتقده او يشكك في افكاره اوووو هو عدو للادب و للحداثة وووووو ....
الان و بشكل عام لو دخلت في حوار مع اي مواطن مصري و حاولت ان تشكك في طه حسين و في افكاره فسوف تواجه بهجوم شديد اللهجة ...لماذا ؟؟ لان المواطن المصري و المواطن العربي الا من رحم ربك تشبع بأفكار الدعاية الرسمية و غير الرسمية التي ركزت على إعاقة الرجل و كيف أنه استطاع ان يقهر فقره و إعاقته و يسافر و يدرس وووو و ركزوا ايضا على علاقته بالقرآن الكريم حين كان صغيرا و ذلك حتى يقولو للجماهير ان الرجل مسلم و " يعرف ربه " .....طبعا هكذا اسلوب دعائي رخيص اعتمده الاعلام العربي في التسويق لأي كاتب او غير كاتب حتى يتحول الى رمز من رموز الأمة .....
و لكن لم تحضى معظم الكتب التي تعرضت بالنقد الموضوعي العلمي لكل افكار الرجل بالاهتمام المطلوب بل هوجم بعضها هجوما شديدا .أما الإعلام فلم يطرح افكار الرجل لمناقشة علمية موضوعية بل حوله الى رمز للامة و لثقافتها و أدبها لا لشيء سوى لانه اريد لأفكاره ان تنتشر و لأفكار الغير ان تطمس و تحارب ......
طه حسين و حتى قبل ان يسافر الى فرنسا و هو غربي الافكار , و خاصة رسالته للدكتوراه عن ابي العلاء المعري سنة 1914 و التي اعتبرها الكثيرون رسالة إلحادية ..ثم ما زاد الطين بلة انه درس في فرنسا بعد ذلك على يد الفيلسوف الملحد دوركاييم او " رمز التنويريين " كما يحلو للغرب و المتغربين ان يسموه ...فكانت معظم انتاجاته الفكرية بعد ذلك تصب في اتجاه التشكيك في الله و في الرسالة الاسلامية و في الكثير من مبادىء الأمة و محاولة دراستها انطلاقا من مقاييس غربية ...و اهمها الشك في الموروث للوصول الى الحقيقة كما يزعمون فكان من اهم موروثات الامة القرآن الكريم و معتقداتها الدينية ...و بالفعل انتقدت معظم كتبه بشكل لاذع و بقلة ادب ركائز هذه الامة و اهمها هذه الاعمال التي تعد اعمالا خالدة عند البعض " الشعر الجاهلي " و " مستقبل الثقافة " و غيرها ....
و من افكاره و التي مازال الكثير من أدباء " الحداثة " العرب يرددونها باستمرار :" "إن الإنسان يستطيع أن يكون مؤمنا وكافرا في وقت واحد، مؤمنا بضميره وكافرا بعقله " ...و حتى من قالوا انه تاب عن افكاره تلك و كتب كتبا ككتاب " الشيخان " لم يستطيعوا اثبات انه فعلا تاب عن افكاره السابقة بل حاول فقط تمييعها و تركها مبهمة بحيث يسهل اقناع البعض بانه فعلا تراجع عن كل تلك الافكار .........
كنت قرأت سابقا حوارا لأديب ليبي لم يحضرني اسمه الان و اقتنعت بنقده الشديد لطه حسين و للعلم الكاتب ليس اسلاميا , و ايضا قرأت حوارا للمفكر الاسلامي الكبير أنور الجندي (قلة فقط من تعرفه ) و الذي اهتم كثيرا بتتبع افكار طه حسين و نقدها بشكل علمي و موضوعي و لكن اعماله لم تلقى اهتماما يليق بها .....رحمه الله , مات قبل سنتين تقريبا ....
طه حسين لا يستحق لقب عميد الأدب العربي ..بل عميد الادب المتغرب المشكك في هوية امته و تاريخها و دينها ..هذا الاديب ظل متمسكا بافكار دوركاييم و ديكارت وووووو و هؤلاء كانوا يعتبرون اي فكر ديني هو بالاساس ضد العقل , و هم هنا انطلقوا من خلال ما عايشوه في بلادهم من تصادم للعقل مع الدين ( الكنيسة ضد العلم ) و لكن متغربونا استوردوا تلك الافكار و طبقوها على دينهم على اساس انه دين ككل الاديان ..فهو ضد العقل ....و هذه هي الفكرة المحورية التي دافع عنها طه حسين و لكن بأشكال و ألوان شتى ...............

قد يقول البعض ان طه حسين كان وفديا في وقت ما و ان هذا سبب مقنع لنقول ان الرجل لم يحضى باهتمام ناصري على اعتبار العداء بين الناصرية و الوفدية ...و لكننا نقول انه ربما اختلفوا سياسيا و لكنهم اتفقوا على شيء واحد هو العداوة للاسلام ............
فهل يستحق لقب " عميد الأدب العربي "؟؟؟!!!!

لو نادى سيد قطب رحمه الله بما نادى به طه حسين لنصبت له تماثيل تخليدا لذكراه ......فالرجل و الكل يعرف هذا كان عملاقا في الادب العربي و الاسلامي و لكنه كان عدوا للطغاة في نفس الوقت ..فكان لزاما على الاعلام ان يحاربه و يحارب كل من هم على شاكلته .........................

رحمك الله يا سيد قطب و رحم الله كل الشهداء ............
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MessageSujet: Re: L'arabe classique n'est pas la langue du Coran    Aujourd'hui à 05:14

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