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 Hommage: Amar LAACHAB

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Jamesbond



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MessageSujet: Hommage: Amar LAACHAB   Lun Juil 27 2009, 02:15

Amar LAACHAB

AMAR LAACHAB
Né le 31 juillet 1932 à Alger. il fut l'une des figures de 1a chanson chaâbie des années cinquante et soixante avant de quitter Alger pour la France où il vit toujours (1996).
Jeune coursier d'une teinturerie de Belcourt au cours de ses va-et- vient incessants nécessités par son emploi ingrat, il ne cessait pas de fredonner des chansons. C'est qu'à l'époque, il avait un grand ami poissonnier de son état, au demeurant chef d'orchestre réputé sur la place, Mouloud Bahri qui l'avait pris en sympathie, car il est le premier à avoir découvert avec quel talent Amar Lachab préludait aux Oeuvres Classiques. Au cours d'une fête, Amar Lachab découvrait à son tour les possibilités musicales du poissonnier chef-d'orchestre.
L'un et l'autre, décidèrent d'un commun accord de travailler ensemble: La carrière du chanteur s'amorçait. Pendant un an, Amar joua de la derbouka à l'occasion des fêtes et de mariages, acquérant les connaissances de son premier maître et les rudiments d'une technique nécessaire à l'exercice du métier auquel il se destinait. c'est durant cette année qu'il apprît Alla R'Soul El Hadi qui devait être suivie par Moulat Et-tadj. Dès lors, invité à son tour, il vole de ses propres ailes et s'améliore sans cesse au contact de cheikh Namous et Sid Ali Snitra qui lui dispensèrent leurs conseils. Il commençait à se faire un nom. C'était en 1952, date à laquelle la radio le sollicite pour une émission en direct de trois quarts d'heure. Surmontant son trac, il chante. C'est un pas décisif pour le succès. concrétisé quinze jours plus tard par . une seconde convocation de la radio qui le confronte au public en compagnie de l'orchestre de Skandrani. Son interprétation de Brahim El Khalil lui ouvre des perspectives nouvelles en lui donnant conscience de sa propre valeur artistique. Dounia, une prestigieuse maison d'édition lui enregistre, en 1953, sur 78 T, une chanson, Mellah Ana Berkani, dont il est l'auteur. Trois ans plus tard, il signe chez Pathé Marconi Ya Bélaredj, un titre qu'il interprète sur le mode hawzi. Le texte dont on ignore l'auteur, connaît un grand succès et suscite même une controverse en raison de son substrat érotique que laisse suggerer le refrain. Cigogneau au long cou / Habitant sur la deuxième terrasser de / Ne va pas paîtredans le jardin / De la maîtresse... La chanson sera d'ailleurs reprise avec autant de succès par la grande chanteuse Fadèla Dziria avec qui Amar Lachab se lie d'amitié et pour qui il écrit de nombreux morceaux. En 1966, ayant toujours le souci de se perfectionner, il décide d'aller apprendre le solfège au Conservatoire. Lachab poursuit sa percée avec des chants remarquables par le verbe pur, traduisant directement les maux d'amour et de société, et leurs mélodies blues sur le fond, dansantes sur la forme. Celui qui a un fort penchant pour le malouf constantinois, l'auteur de Ya laïm lech tloumni et masbarni la Tihane opte pour l'exil volontaire en France en l976. Il y donna de nombreux concerts et enregistra, entre autres, un 33 T comprenant six chansons dont Qoulouli ya nais, Triq elli détni, hiya eli trodni, et des reprises Zoudj h'djoub, Sghier wana chibani. Lachab possède en outre un bon répertoire de chansonnettes courtes et rythmées qu'il exécute surtout lors des mariages. Son dernier enregistrement à la télévision algérienne date de 1980. Il dispose de 33 enregistrements inscrits à la discothèque centrale de la radio algérienne mais seulement quelques uns à la TV . Toutefois sa discographie est importante: plus d'une cinquantaine de microsillons 45 T et cassettes audit. L'écoute de son oeuvre laisse apparaître un penchant pour le verbe pur, classique, moralisateur.

Source: http://www.webchaabi.com/artistes/lachab.html

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Jamesbond



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MessageSujet: Re: Hommage: Amar LAACHAB   Lun Juil 27 2009, 02:24

AMAR LACHAAB AU PALAIS DE LA CULTURE
LE RETOUR ENJÔLEUR DU MAÎTRE


Ni le poids des ans ni l’éloignement de la scène artistique n’ont altéré d’un iota la légendaire et mirifique voix du maître, celle qui enchantait autrefois un auditoire enclin à l’écoute de belles paroles composées sur un support musical encore plus gracieux que lui produisait Mahboub Bati. Il s’agit de Amar Laâchab qui a donné, vendredi dernier au palais de la culture Moufdi-Zakaria, un récital de chant chaâbi.
Précédé de Rédha Djillali qui a charmé le public avec une qacida d’anthologie au titre de Ya âli chouf djebal el gherb, Amar Laâchab, toujours élégant, entama son entrée avec un inqelab dans le mode moual intitulé Hadha echarab lehou aouani avant de reprendre une ancienne chansonnette très en vogue dans les années 1970 ayant pour refrain Hasdouni hata fi chemaâti (ils m’ont envié même pour ma chandelle) et que l’assistance a beaucoup aimé. Un istikhbar au verbe mielleux surtout qu’il parle de choses du cœur annoncera d’emblée la célèbre chanson de Mahboub Bati : Nest’hel el kia ana elli b’ghit(je mérite cette cautérisation car c’est moi qui l’a voulue). Et Amar Laâchab la chantera aussi élégamment et avec les mêmes intonations que dans le temps où il l’avait enregistrée. D’ailleurs, le Kh’las ou final au titre Ine kounta âchiq (si tu étais amoureux), pépié sur un rythme cadencé, fera danser un grand nombre de personnes dont la ministre de la Culture et le comédien Sid Ali Kouiret. Amar Laâchab clôturera son récital par une grande poésie de Kaddour Ben Achour Ezzerhouni, un barde de Nedroma (1850-1938) qui est devenu célèbre grâce à sa fameuse qacida Qolt liha ouelfi Meriem. Mais Laâchab a choisi pour la circonstance une autre œuvre du poète qui s’intitule Yal goumri (ô pigeon). Né le 31 juillet 1932 à Alger, Amar Laâchab entrera dans le monde musical grâce à son ami Mouloud Bahri, un poissonnier mais non moins émérite chef d’orchestre qui va déceler en lui des capacités musicales avérées. C’est avec ce dernier qu’il débutera en qualité de tambourineur mais son penchant pour le mandole va l’emporter sur tout autre instrument jusqu’à le maîtriser parfaitement. Faisant partie de l’école ankaouie, Laâchab va améliorer considérablement ses connaissances jusqu’à devenir un cheikh. En 1952, la Radio l’invite à donner un concert en direct qu’il réussira avec brio. Un an après, la maison d’édition Dounia fera appel à lui pour des enregistrements. Son nom est déjà gravé. Toutefois, Laâchab quitte l’Algérie pour la France en 1976 alors qu’il était au sommet de la notoriété du fait qu’il possédait pas moins de 33 enregistrements à la Radio. Celui qui chantait si bien Seghier ouna chibani reviendra au pays le 8 juin 2005 sur invitation du ministère de la Culture pour des tournées artistiques mais jusque-là il ne s’est produit que quatre fois, trois à Alger et une à Tizi Ouzou. D’autres villes à l’image de Mostaganem, Blida et Constantine attendent avec impatience une prestation du maître.
M. Belarbi

Source: Le Soir d'Algerie du 12.07.2005
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