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 ABADA: Un village sans eau, ni assainissement

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Jamesbond

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MessageSujet: ABADA: Un village sans eau, ni assainissement   Mar Juil 21 2009, 15:23

ABADA: Un village sans eau, ni assainissement

Abada est un des bourgs les plus peuplés de la commune d’Afir. Il est situé à 24 km à l’est du chef-lieu de Dellys et à 4 km au nord du chef-lieu communal.

Sa population qui avoisine les 1500 âmes qui se dit défavorisée et se plaint de l’inaction de leurs responsables locaux. Lors de notre passage dans ce village, nous avons constaté la colère « légitime » des gens rencontrés. Le village accuse un manque flagrant en matière de commodités rudimentaires à la vie. En effet, les habitants se plaignent du manque de transport de voyageurs. « La desserte de notre village n’est assurée que par des taxis clandestins. Pour se rendre à la mairie, il arrive parfois que nous attendons une heure pour voir l’un d’eux arriver », témoigne un villageois qui se plaint au passage de l’absence du réseau d’assainissement. « La majorité des habitations de notre village, soit plus de 200 foyers environ possèdent des fosses septiques, tandis que d’autres déversent leurs eaux usées dans la nature et les jardins mitoyens », précise notre interlocuteur. Selon un membre de l’association du village, cette situation a été à l’origine de nombreux conflits entres les habitants du village à cause des eaux contaminées qui se déversent sur les terres des uns et des autres.

L’autre problème qui préoccupe le plus les habitants est celui relatif à l’état piteux de la route, principalement le tronçon distant de près de deux kilomètres qui s’étend du village voisin (Fedjdal) jusqu’au chef-lieu de la commune. Cependant, l’absence d’eau potable reste incontestablement le problème pénible des villageois. Les villageois se trouvent contraints de recourir à des dépenses supplémentaires pour l’achat de l’eau minérale, chose qui n’est pas à la portée de toutes les bourses évidemment. « Nous sommes approvisionnés deux fois par mois par des citernes de 3000 litres qui coûtent pas moins de 1400 DA l’unité et il n’y a aucune autre solution pour nous, éleveurs de bétail », dit l’un d’eux qui souligne « que le reste des habitants se ravitaillent à partir de l’unique fontaine du village, mais qui se vide à partir de midi », poursuit-il. Pour cette année et pour étancher la soif de cette population, le vice-président de l’association du village nous a informé que les services de l’Algérienne des eaux ont mis en application le plan de « citernage » initié par le chef de daïra. De ce fait et selon toujours ses dires, sur les quatre citernes programmées pour cette localité, une est déjà déposée au niveau de la placette du village. Par ailleurs, certains villageois que nous avons apostrophés nous ont témoigné du fait que des sinistrés du séisme de 2003, dont les habitations classées (orange 4) n’ont pas été indemnisés à ce jour, malgré les PV adressés aux différents services concernés par le CTC et un expert privé sollicité par les intéressés.

Interrogé sur ce problème, un élu local nous dira :« A ma connaissance tous les dossiers relatifs à cette catastrophe naturelle ont été étudiés et liquidés. » Par ailleurs, en sus des difficultés sus-mentionnées, les habitants, se plaignent de l’inexistence de pistes agricoles au village qui est la cause principale de l’état désastreux des terres agricoles dans cette région. « L’ouverture d’une piste qui traverserait nos oliveraies du côté sud pour rejoindre le village d’Azib Koufa, permettrait de valoriser nos terrains et réduire de moitié la distance qui nous sépare de la RN171 », préconise l’élu communal. En somme, tout y fait défaut dans ce bourg perché sur les plaines de l’est de la wilaya. Il suffit d’y faire un court passage pour comprendre le marasme quotidien que vivent ceux qui habitent, notamment la classe juvénile, qui n’a qu’un café pour « tuer » le temps.

Par S. B.
Source: El Watan du 21.07.2009
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