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 Arretez vos PM (tizi31 et ses sbires....)

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Boualem2

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Date d'inscription : 07/03/2009

MessageSujet: Arretez vos PM (tizi31 et ses sbires....)   Dim Mar 08 2009, 14:10

"La liberté des uns s'arrête là ou comment celle des autres"
"Win i bghan ad i zzur nbi ad yezwer segw at wexxam"

tizi31 wa djma3tou devinez cé qui ???
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Boualem2

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MessageSujet: Re: Arretez vos PM (tizi31 et ses sbires....)   Lun Mar 09 2009, 09:49

Musique arabe ou musique de l’Islam ? (Simon Jargy)
dimanche 5 octobre 2003. [2004-04-24 09:44:25]
La musique arabe, PUF (collection que sais-je), 1971 ; extrait de l’introduction.

Les termes "musique arabe" prêtent à certaines équivoques : ils sont justifiés si l’on désigne par là l’expression historique d’une civilisation dont la langue arabe et la culture islamique constituent les deux axes fondamentaux ; mais ils sont impropres si l’on entend par "musique arabe" les formes d’un art inhérent aux Arabes et à l’Arabie définis ethniquement et géographiquement. Cet art couvre en fait des réalités esthétiques et ethnomusicologiques variées et parfois fort différentes, mais il est marqué au sceau unificateur de l’Islam, lequel a pris racine et s’est principalement exprimé en arabe.

Il faut en outre voir dans cette civilisation arabo-musulmane le point de convergence des vieilles civilisations de l’Orient mésopotamien, égyptien, assyro-babylonien, indo-iranien et byzantin, synthèse dont l’Orient musulman se veut l’héritier. L’arabe devient ainsi un dénominateur commun aux peuples comme à leurs expressions culturelles, du Golfe arabo-persique à l’Atlantique, de l’océan Indien au Caucase et en Asie centrale, tandis que l’Islam, religion et civilisation, fondra dans l’unité de foi et un même mode de pensée, de sentir et de vivre, les deux parties autrefois séparées de l’Orient méditérranée et indo-iranien : très au-delà de son aire de domination, son influence atteindra l’extrême Asie et s’étendra vers l’Occident jusqu’en Europe des l’Est et de l’Ouest. Il se crée en conséquence une identité facilement ambiguë entre "arabe" et "islamique", qui s’est appliquée plus particulièrement au domaine du langage musical. "Musique arabe" et "musique de l’Islam" ou du "Monde musulman" sont soit confondues, soit considérées comme deux cultures musicales tout à fait distinctes. [...]

S’agissant du processus historique, la musique du monde musulman trouve son berceau en Arabie, lui empruntant son substrat linguistique et ses formes constitutives embryonnaires. À ce plan, les deux appelations "musique arabe" et "musique islamique" se recouvrent. Mais l’Islam, véhiculant sa langue et sa culture d’origine, a imposé sa civilisation unitaire à l’ensemble du Proche-Orient, méditerranéen comme iranien, étendant le champs de son influence culturelle à des continents et des peuples situés au delà de l’aire arabe et arabophone, voire même islamique.

Dans le domaine de l’expression musicale, une première unité de fond va englober non seulement l’art des Arabes ou arabophones, mais aussi celui des Turcs et des Iraniens. Elle se manifeste essentiellement dans la musique savante de l’Islam, qu’elle s’intitule arabe, turque ou iranienne. Les références aux grands théoriciens classiques de cette musique témoignent de cette unité encore aujourd’hui : Al-Fārābī (Alfarabius) est également revendiqué par les Arabes et les Turcs ; Ibn Sīna (Avicenne) est réclamé à la fois par les Iraniens, les Turcs et les Arabes. La théorie de l’échelle musicale fut empruntée essentiellement aux Grecs, tandis que les formes et structures des Maqām (modes) sont en partie d’origine persane ; ceux-ci gardent jusqu’à nos jours, pour les Arabes comme pour les Turcs et les Iraniens, les noms persans d’autrefois : Rast, Sēh-gah, Tchahār-gah, Nahawand, Nowrūz, etc. La terminologie des rythmes a en revanche conservé ses origines arabes : Ramal, Thaqīl, Khafīf, Basīṭ, Dārj... Ce phénomène est encore plus marqué dans le domaine de l’organologie où les instruments de musique fondamentaux se retrouvent sous des aspects assez peu modifiés dans l’ensemble de l’aire islamique et même au-delà, partout où l’Islam fut présent de façon permanente ou provisoire, comme en Inde et jusqu’en Chine.

Mais les mêmes conditions géo-politiques qui favorisèrent cette unité de la civilisation musicale furent par ailleurs un facteur de diversité dans la mesure où les ethnies absorbées par les conquêtes ou fixées par l’habitat n’abandonnèrent pas pour autant leurs patrimoines autochtones. Ces particularismes se différencient plus nettement dans ce qu’on peut appeler le langage musical d’essence populaire. Ce domaine, qui relèvre davantage de l’ethnomusicologie, constitue une entité riche et complexe qu’il importe de ne pas confondre avec le langage classique bénéficiant d’une attention bien plus marquée. [...]

Cette diversité n’a pas épargné la musique classique de l’Islam elle-même dans la mesure où le substrat ethnique, si présent dans les musiques populaires, marqua de son empreinte l’évolution du langage musical dans les trois grandes aires ethnolinguistiques de l’Islam traditionnel, surtout au niveau des formes et de la pratique : ce qui justifie qu’aujourd’hui on distingue et analyse séparément les musiques dites arabe, turque et persane.
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